Olivier Brouzet : « Jouer deuxième ligne à l’époque était plus simple qu’aujourd’hui »

     

    Interrogé dans les colonnes de Midi Olympique, Olivier Brouzet, l’ancien directeur du développement de l’Union Bordeaux-Bègles, est revenu sur ses débuts sous les couleurs de Grenoble :

    « C’était face au FC Lourdes de Jean-Pierre Garuet. Autour de moi, il y avait les monstres du rugby grenoblois : Hervé Chaffardon, que je considère comme mon grand frère, Jean-Marc Romand, Patrick Mesny et bien d’autres. Mon contrat consistait à prendre quelques ballons en touche et à pousser en mêlée. C’était déjà la guerre des étoiles, j’avais pour mission de nettoyer autour de rucks bille en tête. Jouer deuxième ligne à l’époque était plus simple qu’aujourd’hui. Puis Jacques Fouroux est arrivé en 1992. Il a construit le pack des ‘mammouths’ celui des Kacaala, Mandic, Merle, Chaffardon… J’avais vingt piges ».

    PERROCHEAU ROMAIN / L’EQUIPE

    Il s’est aussi souvenu du fait d’avoir été entraîné par Jacques Fouroux, grand nom du rugby :

    « Jacques Fouroux était une légende, comme il nous arrivait à la poitrine, il grimpait sur le banc pour nous parler. Je l’ai adoré. Il nous a amenés en tournée en Chine, où aucune équipe française n’était partie là-bas. Pour le business de Jacques, on a visité des immenses élevages d’oies et de canard où était fabriqué du foie gras qu’il voulait importer. On avait même joué sur le terrain du stade olympique de Pékin. C’est un incroyable souvenir. Et puis, il y a eu cette fameuse finale de 1993 Grenoble-Castres. Finale perdue politiquement mais pas sportivement. Jacques Fouroux avait des ambitions, on lui a fait payer ça au prix fort ».