Yannick Bru : “Je les ai trouvés très forts à l’impact et sur les petits appuis post-impacts”

Interrogé par Rugbyrama, notre manager Yannick Bru est revenu en détail sur la manière dont les Italiens ont abordé le secteur de la mêlée lors de la rencontre face au XV de France. Au-delà du simple rapport de force, le technicien a analysé les choix tactiques transalpins, les performances individuelles marquantes et les axes de progression encore identifiés côté français :
“Les Italiens ont été très forts tactiquement. D’abord, il faut souligner l’apport de leur talonneur Giacomo Nicotera, qui est certainement l’un des talonneurs les plus costauds du Top 14 (Stade français). Ensuite, je les ai trouvés très forts à l’impact et sur les petits appuis post-impacts. Il y a vraiment eu une bataille de l’impact, où chaque centimètre a été âprement disputé. Je suis dubitatif sur le positionnement du gaucher Danilo Fischetti, mais j’admets volontiers que Giacomo Nicotera et Simone Ferrari ont été très forts. L’Italie tient là deux joueurs monolithiques, qui adorent cette épreuve et à qui elle doit beaucoup. En revanche, j’ai trouvé le coaching italien très faible. À mon sens, ils ont changé leurs piliers trop tôt mais cela a été un peu masqué par les difficultés de nos piliers remplaçants. Pour finir, je dirais que je ne suis pas inquiet au sujet de notre mêlée : la performance d’un pack repose bien sûr sur les deux grandes phases de conquête que sont la touche et la mêlée, mais aussi sur l’ensemble du travail autour des coups d’envoi et du déplacement dans le jeu courant. L’équipe de France tire profit de la mobilité, de la puissance et de l’activité de son pack. Dans ce contexte positif, la mêlée reste certes en chantier, car la succession d’Uini Atonio est lourde à assumer. On cherche encore les bons candidats et elle reste le secteur sur lequel nous devons concentrer nos efforts de progression”.
