Gaëtan Barlot : “J’étais parti travailler à l’hôpital de Purpan en tant que technicien de laboratoire. C’est ce métier qui me payait”

Invité sur le plateau de TV7 pour participer à l’émission Top Rugby, notre talonneur international Gaëtan Barlot est revenu avec sincérité sur un parcours atypique, loin des trajectoires linéaires souvent associées au haut niveau. Avant de s’imposer en professionnel puis de découvrir l’équipe de France, il a dû patienter, travailler en parallèle du rugby et saisir une opportunité inattendue. Un chemin semé de doutes, mais aussi de détermination :
“Elle a été très longue à démarrer. Jeune je n’étais sur aucun radar, à Clermont je n’ai pas été gardé à 18 ans. Je me demandais ce que je faisais, il n’y a eu que Colomiers qui m’a repêché en joueur Espoir. Je me suis accroché pendant trois ans en Espoir sans un sou, sans rien. Je n’y croyais plus. J’étais parti travailler à l’hôpital de Purpan en tant que technicien de laboratoire. C’est ce métier qui me payait. Je ne m’entraînais que le soir en Espoir. Et par bonheur, c’est cette année-là que j’arrive à jouer quelques matchs en pro parce qu’il y a trois talonneurs qui se blessent. Je posais des jours de congé pour aller jouer et badaboum. Après, que du plaisir et tout s’est enchaîné. Par contre, quand j’ai commencé à jouer en pro, c’est allé très vite”.
Il est également revenu sur le moment charnière où il a compris que le rugby pouvait réellement devenir son métier. Après avoir concilié emploi et sport pendant une période délicate, il a finalement obtenu la reconnaissance attendue et intégré pleinement l’effectif professionnel de Colomiers Rugby, évoluant alors en Pro D2 :
“L’année où je me suis mis à travailler, l’année suivante on m’a dit qu’il fallait que j’arrête de travailler, j’ai dit que par contre il me fallait un contrat. J’ai eu un contrat Espoir et j’ai commencé à vraiment intégrer l’effectif professionnel et je voyais que ça roulait. Je commençais à jouer régulièrement en Pro D2 et ça a suivi”.

