Louis Bielle-Biarrey : “Quand j’étais gamin, j’attendais ce France-Angleterre durant toute la semaine”

Interrogé dans les colonnes de L’Équipe Magazine, notre ailier international Louis Bielle-Biarrey est revenu sur ses souvenirs d’enfance et sur la manière dont il vivait, lorsqu’il était plus jeune, les confrontations entre le XV de France et l’équipe d’Angleterre. Le joueur de l’Union Bordeaux Bègles a notamment évoqué l’ambiance familiale autour de ces rencontres si particulières, qui représentaient pour lui un moment incontournable de la saison de rugby :
« Quand j’étais gamin, j’attendais ce France-Angleterre durant toute la semaine. C’était excitant cette rencontre qu’il était hors de question de perdre puisque que c’était les Anglais qu’on avait en face. Beaucoup plus excitant qu’un France-Écosse ou qu’un Galles-France. On regardait le match en famille à Grenoble lors de ces hivers où il fait souvent très froid dans les Alpes. Le feu dans la cheminée nous réchauffait, mon père, mon frère, ma mère et moi. Parfois, mes cousins nous rejoignaient. Il y avait de l’ambiance. On montait le son du poste très fort ».
Dans la suite de cet entretien, Louis Bielle-Biarrey s’est également remémoré ses premières expériences de Crunch en tant que joueur international. L’ailier bordelais est revenu sur ces deux confrontations particulièrement intenses face au XV de la Rose, disputées dans des contextes très serrés, où chaque détail a compté jusqu’aux derniers instants :
« J’ai disputé deux Crunches. À chaque fois, matches très serrés. Très engagés. Très disputés. Le premier, à Lyon, on le gagne d’un point je crois (2 en réalité, 33-31 le 16 mars 2024). Après la mi-temps, je rentre sur le terrain avec des petits soucis d’intestin liés au fait que je mange trop vite mêlé au stress et aux efforts répétés et je vomis sur mon aile ! Le deuxième, on le perd d’un point à Twickenham Stadium après la sirène (26-25, le 8 février 2025), preuve qu’on n’a pas su garder notre concentration jusqu’à la fin de la rencontre. Les matches contre l’Angleterre se jouent à des petits détails qui font qu’à tout moment ça peut basculer ».

