Yannick Bru : “On sent qu’il y a une excitation un peu particulière”

     

    Interrogé par Rugbyrama, le manager de l’Union Bordeaux-Bègles, Yannick Bru, a détaillé les axes de travail définis par le staff à l’approche de cette échéance européenne. Entre volonté de s’appuyer sur la dynamique récente en Top 14 et nécessité d’adapter le plan de jeu aux spécificités de Leicester, il a expliqué la méthode adoptée pour préparer au mieux ce rendez-vous à haute intensité :

     

    “Il s’agissait de confirmer notre bonne dynamique en Top 14, c’est-à-dire nous appuyer sur ce qui a bien marché en termes d’état d’esprit depuis deux semaines ; puis de s’adapter un petit peu aux caractéristiques de cette équipe des Tigers qui a toujours un rugby anglais assez conservateur, c’est-à-dire très dur physiquement. Il est vraiment axé aussi sur le kicking game puisque c’est l’équipe qui tape le plus dans le ballon en Europe. C’est aussi la meilleure équipe en Europe sur les duels aériens, offensifs et défensifs. Pour résumer, comme on le fait souvent, on a passé 80 % du temps à s’appuyer sur notre fonds de commerce et 20 % à s’attacher aux qualités qu’on peut déceler chez l’adversaire”.

    Dans un second temps, il s’est également exprimé sur l’état d’esprit de son groupe à l’approche de ce huitième de finale. Entre excitation particulière liée à la compétition et préparation déjà intense lors des dernières rencontres de Top 14, il a souligné la montée en puissance progressive de ses joueurs dans un contexte proche de celui de la Champions Cup :

    “On sent qu’il y a une excitation un peu particulière, d’accord. Mais c’est vrai qu’avec ce premier match de Top 14 post-Six Nations délocalisé au Matmut, avec plus de 40 000 personnes pour un match assez fou, on a été presque mis dans le contexte de la Champions Cup. Puis on a vécu un deuxième match sur synthétique à Lyon où il y a eu 38 minutes de temps de jeu effectif accompagnées de beaucoup d’intensité. Je dirais donc qu’on a tout de suite été mis dans le bain depuis le retour au championnat domestique. Mais ce qui est spécial, c’est, comme toujours, les souvenirs qui remontent à la surface, cet hymne aussi de la Champions Cup qui est spécial et qu’on ne se lasse pas d’entendre. Forcément, ça rajoute à l’excitation. Mais sincèrement, je crois que depuis deux semaines, l’équipe a été bien préparée aux intensités de la Champions Cup”.