Yannick Bru : “C’est même une responsabilité quand on compose l’effectif, d’avoir des joueurs qui peuvent couvrir plusieurs postes”

Interrogé par Rugbyrama, le manager de l’Union Bordeaux-Bègles Yannick Bru est revenu sur l’importance stratégique de la polyvalence au sein de son effectif, en particulier dans la ligne de trois-quarts. Dans un contexte de saison exigeante et marquée par les blessures, il a insisté sur la nécessité de disposer de joueurs capables d’évoluer à plusieurs postes, un atout devenu indispensable dans la gestion moderne d’un groupe :
“C’est plus qu’un luxe, c’est un besoin. Et c’est même une responsabilité quand on compose l’effectif, d’avoir des joueurs qui peuvent couvrir plusieurs postes. Vous le voyez avec Arthur Retière, qui est un modèle de polyvalence. Salesi Rayasi aussi coche beaucoup de cases. Xan Mousquès peut couvrir plusieurs postes aussi. On essaie de préparer et d’anticiper cette polyvalence, parce que c’est tellement important, que ce soit dans les 6-2, ou que ce soit dans la gestion des blessures et des périodes difficiles de la saison”.

Dans un second temps, il s’est également exprimé sur la gestion du jeu aérien, notamment en l’absence d’un joueur comme Romain Buros. Il a évoqué les adaptations collectives mises en place, tout en soulignant les progrès réalisés par plusieurs joueurs dans ce domaine spécifique, preuve de l’évolution continue du groupe :
“Il ne s’adapte pas, c’est exactement le même fonctionnement. C’est vrai que les qualités dans le duel aérien de Romain Buros nous manqueront, sur un match comme celui-là. Mais vous avez vu que Louis Bielle-Biarrey a fait beaucoup de progrès dans ce secteur-là, que ce soit avec nous ou avec l’équipe de France. Salesi Rayasi progresse aussi beaucoup. Damian Penaud, sur les duels aériens offensifs, est un des meilleurs spécialistes du championnat maintenant. Je crois qu’autour de Christophe Laussucq, il y a une prise de conscience qui s’est faite par rapport à certains non-matchs qu’on a vécus dans ce secteur-là. Je crois qu’on progresse aussi dans ce secteur-là. Il y a toujours des choses à améliorer. Les méthodes de travail sont les mêmes, les individus sont différents”.
