Laurent Marti : “Tout le monde nous en parle mais on le refuse totalement, sinon on va faire la même bêtise que face aux Harlequins”

     

    Interrogé par l’AFP, le président de l’Union Bordeaux-Bègles Laurent Marti a tenu à mettre en garde contre toute projection prématurée vers un éventuel quart de finale face au Stade Toulousain. Conscient du danger que représente un excès de confiance à ce stade de la compétition, il a insisté sur la nécessité de rester pleinement concentré sur l’échéance immédiate, en s’appuyant notamment sur des expériences passées :

    « Bien sûr, car tout le monde nous en parle mais on le refuse totalement, sinon on va faire la même bêtise que face aux Harlequins. Le grand danger est toujours là. Mais j’ai confiance en Yannick (Bru) et nos leaders pour bien faire réaliser aux joueurs qu’on a un match très dur à jouer contre une équipe anglaise très rude et on ne pense pas au match suivant ».

    Dans un second temps, il s’est également exprimé sur sa préférence entre le Bouclier de Brennus et la Champions Cup. Tout en rappelant sa position initiale, il a reconnu la dimension particulière et l’émotion suscitée par le sacre européen, évoquant notamment les souvenirs marquants liés à cette victoire :

    « Je suis obligé de dire oui, car je l’ai dit avant. Mais j’avoue que cette saveur que nous a fait découvrir cette compétition est très agréable. Ce qui a suivi le lendemain dans les rues de Bordeaux, cela fait partie des jours dans une vie que tu graves dans ta mémoire, éternellement. Cela marque une vie. La dimension internationale de cette compétition, le fait que tu affrontes ce qu’il y a de mieux en Europe et en Afrique du Sud… J’ai découvert quelque chose auquel je ne m’attendais pas. Mais je ne peux pas renier ce que j’ai dit et si un jour on a le bonheur de gagner le Brennus, alors on pourra comparer réellement ».

    Source : La Nouvelle République