Aurélien Cologni : “C’est un exercice très périlleux, on l’avait bossé avant qu’il parte sur le Tournoi”

Invité de l’émission 100% UBB sur les ondes d’ICI Gironde, l’entraîneur de la technique individuelle de l’Union Bordeaux-Bègles, Aurélien Cologni, a pris le temps de détailler précisément les contours de sa mission au sein du staff. Il a expliqué l’importance du travail spécifique sur les duels, aussi bien en attaque qu’en défense, ainsi que l’exigence technique nécessaire pour optimiser chaque geste et gagner en efficacité dans les situations de un contre un :
“C’est tout ce qui a trait au travail du rapport un contre un que l’on a sur l’adversaire, que ce soit sur le plan offensif ou défensif, tout ce qui est enchaînement des gestes avec une coordination sur le haut et le bas du corps, sur les appuis et la transmission du ballon. Il faut que l’on arrive à travailler la gestuelle pour être plus efficace dans le rapport un contre un, essayer de battre son défenseur quand on est en attaque et essayer de le contrôler sur le plaquage bas, sur le plaquage à deux, quand on est en défense”.

Dans un second temps, il a illustré concrètement son travail à travers un exemple précis concernant l’ailier Louis Bielle-Biarrey. Il a notamment évoqué des situations très spécifiques travaillées à l’entraînement, qui peuvent faire la différence en match, même si elles se présentent rarement, en insistant sur le niveau de précision et de maîtrise requis à ce niveau :
“On sert à peaufiner un peu ce que l’on peut peaufiner. Je ne vais pas leur apprendre à courir, par contre si on doit faire un retour sur le match dernier, il marque en coin, on avait fait un travail là-dessus, sur un débordement, où il pose le ballon sur la ligne tout en étant en l’air, c’est un exercice très périlleux, on l’avait bossé avant qu’il parte sur le Tournoi. Ce n’est pas des situations qu’il retrouve tous les week-ends, mais quand elle arrive, il faut essayer de la mettre au fond. Là, il n’est pas loin de la mettre au fond, tel un funambule en l’air. Il n’est pas loin d’aplatir en coin dans un espace de 10 centimètres dans l’angle du terrain. C’est à ça que l’on sert par exemple”.
