Ugo Mola : “Je fais partie des gens qui pensent qu’ils peuvent être associés”

     

    Interrogé en conférence de presse, le manager du Stade Toulousain Ugo Mola s’est exprimé avec recul sur la comparaison constante entre son demi d’ouverture Romain Ntamack et son homologue bordelais Matthieu Jalibert. Il a livré une analyse nuancée de cette rivalité médiatique, mettant en avant la richesse que représente la présence de deux joueurs de très haut niveau, tout en appelant à dépasser les oppositions stériles pour valoriser leur complémentarité :

    “Nous pourrions en parler longuement, c’est tout ce qui peut être interprété et surinterprété. À la limite, il y a de la matière et des choses à faire valoir lorsqu’on s’arrête uniquement aux performances sportives avec deux garçons de profils très différents et des qualités redoutables pour le très haut niveau. En France, nous avons tellement galéré de ne pas avoir d’ouvreurs, de gens qui puissent permettre cette émulation. Je fais partie des gens qui pensent qu’ils peuvent être associés, mais cela fait partie d’un débat que nous n’allons pas relancer maintenant. Ils peuvent jouer ensemble tellement ils sont talentueux et ils font bien jouer leur équipe. La rivalité fait partie du jeu. Mais celle de Maxime Lucu et Antoine Dupont, de Maxime Lamothe et Peato Mauvaka, … Le romantisme du rugby français a toujours été passionné par les numéros 10, et les 9 de temps en temps”.

    Dans un second temps, il est également revenu sur un sujet plus sensible, à savoir les sifflets entendus lors du dernier match au Stade Atlantique Bordeaux Métropole à l’encontre de l’un de ses joueurs. Il a appelé à davantage de respect dans les tribunes, tout en reconnaissant que ce type de comportement peut exister des deux côtés, insistant sur les valeurs propres au rugby :

    “Là, où ça devient dérangeant, ce sont les actions pas toujours très malines sur les uns et les autres. Nous avons été les premiers à le faire parfois pour Matthieu. Cela n’a pas lieu d’être dans un stade de rugby. Si nous voulons avoir une particularité dans notre sport, il faut garder ce bout de respect. Soyez pour, mais arrêter d’être contre. Chérissons la chance d’avoir des gamins comme ça”.

    Source : l’Indépendant