Kalvin Gourgues : “C’est juste un match qu’on a très envie de gagner pour s’en offrir un autre après”

Interrogé par L’Équipe, le trois-quarts centre toulousain Kalvin Gourgues a livré un regard mesuré sur l’environnement médiatique et émotionnel qui entoure ce quart de finale face à l’Union Bordeaux-Bègles. Là où certains évoquent déjà un parfum de revanche après la demi-finale de la saison passée, il a tenu à relativiser l’importance symbolique de cette rencontre, préférant la considérer comme une étape parmi d’autres :
“Je n’en sais rien, franchement. Je sais qu’il y a un goût de revanche par rapport à la demi-finale de l’an dernier (35-18, le 4 mai 2025). Ça doit trotter dans la tête des joueurs qui l’ont disputée. Mais je n’ai pas l’impression qu’on fasse une fixette ou une légende de ce match. On ne dira jamais que celui qui remportera cette partie gagnera la compétition. C’est juste un match qu’on a très envie de gagner pour s’en offrir un autre après”.

Dans la suite de son intervention, le joueur a également évoqué son rapport aux statistiques et aux faits de jeu marquants, adoptant une posture assez détachée face à ce type d’indicateurs. Il a notamment pris un exemple personnel pour illustrer son propos, montrant qu’il privilégie avant tout la performance collective au regard individuel :
“Comme tout le monde, ça m’arrive de lire certaines de mes stats ou des faits marquants sur les réseaux sociaux, mais dans la plupart des cas, ça ne m’avance pas à grand-chose. Par exemple, on parle beaucoup de la course que j’ai faite à Bordeaux à la 83e, en Top 14 (défaite 44-20, le 22 mars dernier), mais au final, vu le score, je m’en foutais clairement. J’ai vu qu’elle avait marqué beaucoup de monde, mais moi, une heure après, je l’avais déjà oubliée”.
