Yannick Bru : “On va reposer beaucoup de joueurs, parce que c’est indispensable, nécessaire. Il faut que l’on fasse des choix”

     

    Invité sur le plateau de TV7 pour participer à l’émission Top Rugby, le manager de l’Union Bordeaux-Bègles, Yannick Bru, s’est exprimé en toute transparence sur la gestion de son effectif à l’approche du déplacement face au Stade Rochelais. Confronté à un enchaînement particulièrement intense de rencontres et à un calendrier très resserré, il a détaillé les contraintes physiques et organisationnelles auxquelles son groupe doit faire face. Entre la fatigue accumulée lors des dernières semaines, les blessures déjà présentes et les échéances majeures à venir, notamment en Champions Cup, il insiste sur la nécessité d’opérer une rotation importante pour préserver ses joueurs tout en restant compétitif. Cette gestion stratégique de l’effectif s’inscrit dans une vision globale de la fin de saison, où chaque décision doit permettre de maintenir un équilibre entre performance immédiate et fraîcheur physique :

    “C’est une semaine très courte, trop courte, on retrouve l’enchevêtrement de nos compétitions et cette course de bobsleigh dont on parle de temps en temps. On joue samedi à 14h30 et on a terminé dimanche soir à 20h. Je vous laisse imaginer après la débauche d’énergie, les quatre dernières semaines que l’on a vécu, le besoin de repos de nos joueurs. Ca sera, à l’inverse de La Rochelle, qui a lancé beaucoup de jeunes en Challenge Cup et qui va retrouver beaucoup de cadres pour ce match de Top 14, on va faire le cheminement inverse. On va reposer beaucoup de joueurs, parce que c’est indispensable, nécessaire. Il faut que l’on fasse des choix. Une élimination en Champions Cup nous aurait permis d’avoir une approche différente parce qu’on aurait eu un week-end de repos après le match face à Montpellier, mais là, on va régénérer l’effectif, lancer des joueurs qui le méritent, défendre le maillot de l’Union Bordeaux-Bègles, dans l’optique de la réception de Montpellier. Le championnat est ultra-serré. On est trois équipes ex æquo à la seconde place, on se déplace à La Rochelle, on reçoit Montpellier et on a la demi-finale de Champions Cup. Compte tenu des blessures que l’on a déjà dans l’effectif, on est obligé de faire des choix parce que les joueurs ne sont pas des robots”.