Yannick Bru : “Il n’y a même pas 27 minutes de temps de jeu effectif. Il y a plus d’arrêts de jeu que de ballons en vie”

Interrogé par L’Équipe, le manager de l’Union Bordeaux-Bègles Yannick Bru s’est confié sur les éléments qui ont manqué à son équipe pour espérer s’imposer face à Montpellier. Il a notamment pointé du doigt les carences observées dans certains secteurs clés du jeu, comme la touche, ainsi que le manque de rythme global d’une rencontre hachée, qui n’a pas permis à son équipe de développer son rugby :
“Il nous manque quelques munitions en touche en première période pour impulser un tempo différent. Après, on a joué de malchance, parce que, sur chaque action quasiment, il y avait deux ou trois blessés du côté de Montpellier. Ce sont des matches de rugby qu’on ne prend pas de plaisir à disputer. Il n’y a même pas 27 minutes de temps de jeu effectif. Il y a plus d’arrêts de jeu que de ballons en vie […] On a 16 sanctions contre nous, 14 pénalités, 2 bras cassés, 27 minutes de temps de jeu effectif… C’est trop faible. Ce n’est pas le rugby qu’on veut jouer, ce n’est pas le rugby qu’on veut voir”.

Dans un second temps, le technicien bordelais est également revenu sur la fin de rencontre, durant laquelle son équipe a eu l’opportunité de faire basculer le match en sa faveur. Il a exprimé des regrets quant à la gestion des dernières minutes, tout en reconnaissant la supériorité globale de Montpellier sur cette rencontre :
“Aujourd’hui, on a des regrets. Montpellier a très largement mérité sa victoire, mais on a le sentiment qu’on n’a pas joué à notre meilleur niveau. On a eu une balle de match, mais on s’est tiré une balle dans le pied dans les deux dernières minutes. Il y a des choses qui se répètent contre cette équipe, qui doivent nous pousser à l’autocritique”.
