Maxime Lucu : “J’ai enfoui beaucoup de choses en moi depuis deux ans”

     

    Interrogé par L’Équipe, notre demi de mêlée international Maxime Lucu est revenu avec sincérité sur son début de saison compliqué, marqué par plusieurs blessures qui l’ont tenu éloigné des terrains et ont freiné sa dynamique personnelle. Il évoque également le travail mental qu’il a dû effectuer pour rebondir après une année 2024 difficile :

    “C’est une question de caractère. Il faut apprendre de son chemin. 2024 avait été une année compliquée parce que le Six Nations et les réseaux sociaux m’avaient fait beaucoup de mal. Puis j’avais su rebondir. J’avais bossé pour revenir plus grand. J’étais davantage moi-même humainement. Cette saison, les blessures m’ont mis à l’écart (il a été touché à un doigt avant la reprise puis à un genou début 2026). L’équipe était plus attendue et on n’arrivait pas à faire ce que l’on voulait. J’ai rongé mon frein et j’ai essayé d’aider l’équipe. Je voulais montrer que j’étais encore là. Maintenant, je me sens aussi bien que l’année dernière. J’ai fait table rase des questions que je me posais. Je ne me prends plus la tête. Je suis juste moi-même en tant que joueur et capitaine”.

    Dans la continuité, le capitaine bordelais s’est également confié sur sa manière de gérer les périodes difficiles, tant sur le plan personnel que sportif, en mettant en avant sa résilience et sa capacité à transformer les épreuves en force sur le terrain :

    “Oui, j’ai enfoui beaucoup de choses en moi depuis deux ans. Quand il y a des douleurs personnelles ou que j’ai touché le fond d’un point de vue rugby comme en 2024, je ne me suis jamais plaint. J’ai été éduqué comme ça. C’est mon caractère et je le transmets sur le rectangle vert. Tu peux alors lâcher les forces naturelles que tu as dans le ventre. Je suis quelqu’un de très expressif. J’exprime beaucoup de choses sur le terrain. Parfois, on me le reproche un peu, mais je m’en fous. J’ai arrêté de lire tout ça et ça m’a fait du bien. Je suis plus petit que les autres et je suis obligé de me transformer. J’ai besoin d’être dans mon match et d’aller me frotter à un gros dès le début ou de porter un ballon”.