Yannick Bru : “Bath une équipe très ancrée dans le rugby anglais, peut-être moins pétillante que Northampton, mais plus costaude, plus solide, conservatrice sur les bases du jeu”

Interrogé par Rugbyrama à l’approche de cette demi-finale européenne, notre manager, Yannick Bru, a pris le temps d’analyser en profondeur le profil et le style de jeu de l’adversaire du week-end, Bath. Entre respect pour les performances récentes du club anglais et lecture précise de ses forces collectives et individuelles, il dresse le portrait d’une équipe solide, expérimentée et capable de faire la différence à tout moment :
“Le passé parle pour eux. Ils sont champions d’Angleterre, ils ont gagné la Challenge Cup, c’est une équipe qui est très bien coachée avec une mentalité que je connais bien et que j’aime bien. C’est-à-dire très sud-africaine, très calme, très confiante, mais aussi très sûre de la puissance et des efforts qu’il faut déployer sur le terrain. Cette équipe est aussi servie par des joueurs de classe mondiale. Il y en a trois ou quatre, mais pas que… Les autres sont des très bons joueurs de club à plus de cent matchs pour Bath. Bath une équipe très ancrée dans le rugby anglais, peut-être moins pétillante que Northampton, mais plus costaude, plus solide, conservatrice sur les bases du jeu, avec des joueurs de classe mondiale qui peuvent illuminer le match. Bath est un très gros morceau et c’est aussi une forme de force tranquille. Mais on a confiance en nous. On sait que jour J et à l’heure H, on est capables d’augmenter le curseur”.
Dans un second temps, Yannick Bru s’est également exprimé sur l’un des choix forts de composition, à savoir la titularisation de Salesi Rayasi à l’arrière plutôt que Romain Buros. Il explique les réflexions collectives du staff, la concurrence saine au sein de l’effectif et les éléments qui ont guidé cette décision prise dans l’intérêt du groupe :
“Je dirais : ‘notre’ choix puisqu’on est six coachs. Nous avons eu la satisfaction de voir Romain revenir à la compétition et faire un gros match contre Montpellier. Mais nous avons eu aussi la certitude que Salesi avait acquis un certain niveau de confiance par la régularité de ses performances. Et c’est vrai qu’on est obligé de faire des choix. On a la chance d’avoir Louis Bielle-Biarrey qui peut couvrir le poste d’’arrière’. Arthur Retière peut couvrir à l’aile. On avait des solutions sur les trois postes du fond du terrain. Romain est un peu victime de ça, mais je n’ai aucun doute qu’il reste un leader de notre groupe. Ce choix a été fait à l’instant T, dicté par la continuité des performances”.
