Maxime Lamothe : “Evidemment qu’il ne fallait pas relancer, mais c’est toujours plus facile de parler quand on n’est pas sur le terrain”

Invité sur le plateau de TV7 pour participer à l’émission Top Rugby, notre talonneur Maxime Lamothe est revenu sur l’importance de l’apport du banc lors de la rencontre face à Perpignan. Il a notamment souligné le rôle déterminant joué par les remplaçants dans le rugby moderne, où les matchs se décident très souvent dans les dernières minutes grâce à l’impact physique et à l’énergie amenés par les finisseurs. Selon lui, l’Union Bordeaux-Bègles travaille énormément cet aspect depuis plusieurs semaines, et les récentes rencontres face à Bayonne puis Perpignan ont encore démontré à quel point le banc pouvait changer le cours d’un match :
“Pour revenir à l’apport du banc, c’est quelque chose que l’on travaille beaucoup ces derniers temps. On sait que dans le rugby moderne les matchs se gagnent à 23. Souvent la décision du score se fait dans les 20-30 dernières minutes. C’est quelque chose sur lequel on s’appuie beaucoup. Face à Bayonne, c’est ça qui nous fait gagner le match, face à Perpignan, c’est ça qui nous remet dans le match, donc sur ce point-là, c’est plutôt positif”.

Il est également revenu sur la dernière action particulièrement dangereuse de la rencontre, lorsque l’Union Bordeaux-Bègles a tenté de relancer depuis son camp alors qu’il n’y avait plus rien à aller chercher au score. Avec lucidité, Maxime Lamothe reconnaît qu’il aurait été préférable de ne pas prendre ce risque, tout en rappelant qu’il est toujours plus simple d’analyser les décisions prises une fois le match terminé plutôt qu’au cœur de l’action et sous pression :
“Evidemment qu’il ne fallait pas relancer, mais c’est toujours plus facile de parler quand on n’est pas sur le terrain, que quand on a la tête dans le guidon et qu’on nous demande d’avancer, on n’a pas forcément le recul pour prendre les bonnes décisions. A ce moment-là du match, c’est sûr que l’on ne pouvait même pas aller chercher de bonus et au contraire prendre un contre et un essai. C’est ce qu’il s’est passé, heureusement que Louis Bielle-Biarrey était là pour sortir le ballon en touche. Ça nous a souri. Il ne faut retenir que la victoire de ce match”.
