Baptiste Serin : “Les matchs contre Bègles, je n’ai pas besoin de me préparer. Si je ne suis pas motivé, personne ne le sera”

     

    Interrogé par Rugbyrama à l’issue de la victoire du RCT face à l’Union Bordeaux-Bègles, le demi de mêlée varois Baptiste Serin est revenu sur l’un des moments clés de la rencontre. Alors que l’UBB, portée par l’apport de son banc et une nette montée en puissance en seconde période, est parvenue à recoller au score et à faire douter les Toulonnais, l’ancien Bordelo-Béglais a expliqué comment son équipe avait géré cette phase délicate. Selon lui, le groupe rouge et noir s’était préparé à subir la réaction bordelaise et a su conserver son calme pour rester fidèle au plan de jeu mis en place tout au long de la semaine :

    “On n’a pas eu peur. Au contraire, il fallait s’accrocher. On savait comment ça allait se passer avec le banc de l’UBB. On est restés concentrés sur le plan de jeu. On voulait les déplacer. Par moments, on a été pénalisés dans les rucks. Ça nous a embêtés”.

    Au cours de cet entretien, Baptiste Serin s’est également livré avec beaucoup de franchise sur son état d’esprit personnel à l’approche de la fin de saison. Malgré l’importance particulière que revêtent toujours pour lui les confrontations face à son ancien club, le demi de mêlée a reconnu traverser une période mentalement éprouvante. Entre les blessures qui se sont accumulées au sein de l’effectif toulonnais, les résultats insuffisants pour atteindre les objectifs fixés en championnat et la fatigue engendrée par une saison longue et exigeante, l’international français n’a pas caché sa déception. Il a notamment dressé un constat lucide sur les difficultés rencontrées par le RCT et sur les interrogations qui accompagnent cette fin d’exercice frustrante pour le club varois :

    “Les matchs contre Bègles, je n’ai pas besoin de me préparer. Si je ne suis pas motivé, personne ne le sera. C’est très important pour moi. (…) Maintenant, depuis le Leinster et nos défaites en Top 14 contre Toulouse et le Racing 92, plus notre ribambelle de blessés, il me tarde la fin. Je n’ai pas honte de vous le dire. C’est dur mentalement. Les mecs tombent les uns après les autres. Il y a des mecs avec de lourdes blessures. Ça fait de la peine. Vous savez tout le boulot que l’on fait pour être là. Et là, on n’y est pas. Il faut se poser les bonnes questions : pourquoi on arrive avec autant de blessés ? On a le sentiment d’être à court. Le championnat est compliqué. Certes, ça bataille encore plus. On a beaucoup d’internationaux et on souffre sur les doublons. Honnêtement, même si on fait une demi-finale de Coupe d’Europe, la saison est loupée, car nous ne sommes pas en phase. Pour moi, c’est le minimum syndical quand on est ici, à Toulon”.