Laurent Marti : “Si c’était mon fils, je lui demanderais d’arrêter parce que j’ai très peur”

Interrogé par Sud Ouest, le président de l’Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti, s’est exprimé avec beaucoup de sincérité au sujet de l’avenir de notre troisième ligne sud-africain Jean-Luc Du Preez. Éloigné des terrains depuis le déplacement à Bristol au mois de janvier en raison de plusieurs commotions cérébrales, le joueur traverse une période particulièrement délicate qui suscite de nombreuses interrogations quant à la poursuite de sa carrière. Tout en rappelant que la décision finale appartiendra aux spécialistes médicaux chargés d’évaluer sa situation, le dirigeant bordelo-béglais n’a pas caché son inquiétude face aux risques encourus. Il a également souligné l’importance du joueur au sein de l’effectif et le vide que pourrait laisser une éventuelle fin de carrière prématurée :
“J’ai de gros doutes mais il y a des experts médicaux pour ça. Si c’était mon fils, je lui demanderais d’arrêter parce que j’ai très peur […] Ça dépend s’il y a une perte de licence ou pas. Mais ce serait une grosse perte pour nous parce que c’est typiquement le joueur qui nous aurait fait beaucoup de bien ».

En cas d’arrêt de carrière ou de prolongation de son absence, il pourrait ne pas être le seul joueur à manquer à l’Union Bordeaux-Bègles en début de saison prochaine. En effet, on sait déjà que notre pilier droit, Ben Tameifuna, manquera le début de saison. Cela pourrait aussi être le cas d’Adam Coleman et Salesi Rayasi, respectivement appelé avec les Tonga et les Fidji. Carlu Sadie, appelé récemment pour un rassemblement virtuel des Springboks, pourrait aussi être appelé en sélection et donc manquer le début de saison.
