Gaëtan Barlot : “Quand j’étais jeune, Clermont était une grosse machine et si j’étais resté là-bas, je n’aurais jamais percé dans le monde pro”

     

    Interrogé par Rugbyrama avant la réception de Clermont, notre talonneur international Gaëtan Barlot est revenu sur la saveur particulière que revêt cette rencontre pour lui. Formé au sein du club auvergnat, qu’il a quitté avant de découvrir le monde professionnel, le talonneur bordelais a évoqué son parcours, les raisons qui l’ont conduit à partir et l’importance qu’a eue son passage à Colomiers dans sa progression vers le plus haut niveau :

    “Je n’ai jamais joué avec les professionnels à l’ASM. Il ne reste plus beaucoup de joueurs que j’ai côtoyés dans les catégories de jeunes. Je crois que Thibaud Lanen est le dernier. C’est vrai que je suis parti de là-bas avec un sentiment d’échec mais avec le recul, je me dis que si je n’étais pas parti à Colomiers, je ne serais pas là où j’en suis actuellement. Avoir découvert le Pro D2 m’a donné du temps de jeu. Quand j’étais jeune, Clermont était une grosse machine et si j’étais resté là-bas, je n’aurais jamais percé dans le monde pro. Colomiers a été très important à tous les niveaux. J’y ai appris le professionnalisme, la façon de me donner tous les moyens pour y arriver […] Quand tu es jeune, tu as de l’énergie, tu cours partout. C’est bien. Je l’avais mais il me manquait les détails, la gestion de jeu. Et ça, je ne l’avais pas”.

    Au cours de cet entretien, Gaëtan Barlot a également dressé le bilan de sa première saison sous les couleurs de l’Union Bordeaux-Bègles. Si celle-ci a été marquée par le titre historique remporté en Champions Cup, le talonneur international a rappelé qu’elle avait aussi été perturbée par plusieurs pépins physiques qui ont freiné sa progression et l’ont contraint à passer du temps à l’infirmerie :

    “Franche réussite, oui et non, car j’ai connu deux blessures, un problème à une aponévrose d’un pied à l’automne. Ce fut compliqué, j’ai joué dessus, ça s’est déchiré. Et puis, en février, je me suis fait opérer des lombaires. Cela m’a mis sur le flanc pendant deux mois”.