Jefferson Poirot : “Aujourd’hui c’est rare, mais j’espère que demain, pour un club comme Bordeaux, ça le sera moins”

Invité du podcast de l’Union Bordeaux-Bègles, En Bord Terrain, pour le dernier épisode de la saison, notre pilier gauche Jefferson Poirot est revenu sur la place particulière qu’il occupe au sein du club. Arrivé en Gironde en 2012, alors que l’UBB était encore en pleine phase de structuration et de développement, l’international français a traversé toutes les étapes de l’ascension bordelaise. Désormais l’un des joueurs les plus emblématiques de l’histoire récente du club, il a évoqué la rareté d’un tel parcours dans le rugby moderne, tout en espérant voir davantage de joueurs s’inscrire dans la durée sous les couleurs de l’Union Bordeaux-Bègles :
“C’est rare, surtout dans un club comme l’Union Bordeaux-Bègles qui a été en construction. Il n’y en a pas forcément d’autres au club. J’espère qu’à l’avenir il va y en avoir parce que je pense qu’aujourd’hui, au niveau de performance où est le club, dans le futur, les joueurs comme Louis, Matthieu, Maxime Lamothe ou Maxime Lucu auront aussi beaucoup de matchs au club et resteront toute leur carrière au club. Aujourd’hui c’est rare, mais j’espère que demain, pour un club comme Bordeaux, ça le sera moins”.

Au cours de cet entretien, Jefferson Poirot s’est également exprimé sur son impressionnant nombre de matchs disputés sous le maillot bordelo-béglais. Toutefois, le pilier gauche a tenu à relativiser l’importance des statistiques individuelles. Pour lui, la véritable satisfaction réside avant tout dans le chemin parcouru avec le club, dans sa fidélité au projet porté depuis plus d’une décennie et dans le fait d’avoir contribué, saison après saison, à la transformation de l’Union Bordeaux-Bègles en l’une des places fortes du rugby européen :
“Au niveau du nombre de capes, ce n’est pas ce qui me remplit de joie, c’est plus d’avoir passé toutes ces étapes avec le club, d’avoir cru au projet et d’être resté toute ma carrière ici pour une chose qui finalement a abouti. C’est plus ça qui me rend heureux”.
