Jefferson Poirot : “Quand tu vois que ça fait cinq ans que l’on se qualifie, ne pas se qualifier pourrait être une contre-performance, même si on est champions d’Europe”

     

    Invité du podcast de l’Union Bordeaux-Bègles, En Bord Terrain, pour le dernier épisode de la saison, notre pilier gauche Jefferson Poirot est revenu sur la manière dont le groupe a vécu et célébré son deuxième sacre en Champions Cup. Si ce nouveau titre européen a naturellement suscité beaucoup de joie et de fierté au sein du club, le pilier bordelais a expliqué que le contexte de cette fin de saison a largement influencé les célébrations. Contrairement à l’exercice précédent, où l’UBB avait déjà sécurisé sa place en phase finale au moment de disputer la finale européenne, les Bordelo-Béglais restent cette fois engagés dans une lutte pour leur qualification en Top 14. Une situation qui a conduit les joueurs à rapidement se replonger dans leurs objectifs sportifs malgré l’euphorie du sacre :

    “J’ai l’impression que l’on a une saison très différente, dans le sens où quand on est arrivé sur la finale de Champions Cup la saison passée, on était déjà qualifié et on chassait les deux premières places et à Toulon, il ne fallait pas qu’ils prennent cinq points ou quelque chose comme ça. C’était un peu plus simple. Aujourd’hui, quand on a eu terminé la Champions Cup, on s’est de suite dit que le week-end qui suivait à Toulon, il fallait au moins ramener un point, faire une performance, que notre fin de saison n’était pas acquise et que l’on pouvait peut-être ne pas se qualifier. Tout ça, ça rentre aussi en compte dans la façon de s’exprimer et de célébrer le titre. Quand tu vois que ça fait cinq ans que l’on se qualifie, ne pas se qualifier pourrait être une contre-performance, même si on est champions d’Europe”.

    Jefferson Poirot s’est également confié sur ses sensations personnelles à l’approche du sprint final. À bientôt treize saisons sous les couleurs de l’Union Bordeaux-Bègles, le pilier gauche continue d’aborder chaque rencontre avec la même motivation. Conscient que chaque match disputé en cette fin de carrière possède une saveur particulière, il a évoqué son état de forme actuel, son envie de prolonger encore l’aventure cette saison et sa détermination à relever les défis qui attendent le groupe dans les semaines à venir :

    “Je me sens bien. Je fais un peu mes matchs les uns après les autres, même si c’est un peu une phrase bateau. C’est vraiment comme ça que je le vis. Chaque fois que je rentre sur le terrain, je me dis que c’est peut-être le dernier donc qu’il faut en profiter. Je ne savais pas que j’avais déjà fait 27 matchs cette saison. Je suis prêt à relever le défi, parce que c’est un gros défi qui nous attend. J’ai envie d’en faire un 28ème, 29ème et pourquoi pas 30ème. Ca serait bien”.