Jefferson Poirot : “J’ai la sensation que c’est le moment de faire le match plein”

Invité du podcast de l’Union Bordeaux-Bègles, En Bord Terrain, pour le dernier épisode de la saison, notre pilier gauche Jefferson Poirot s’est longuement exprimé sur l’importance de la rencontre à venir face à Clermont. Conscient de l’enjeu majeur de ce rendez-vous dans la course à la qualification, l’international français estime que les Bordelo-Béglais abordent ce match avec le même état d’esprit qu’une rencontre à élimination directe. Il a notamment souligné la qualité de l’adversaire, l’obligation de réaliser une prestation aboutie sur l’ensemble des 80 minutes et la nécessité, pour l’UBB, de livrer l’un de ses meilleurs matchs de Top 14 de la saison afin de sécuriser sa place en phase finale :
“On est plutôt prêts, on sait que c’est une grosse équipe qui va arriver, qu’ils seront revanchards par rapport au week-end dernier. C’est un vrai huitième de finale pour nous, on l’a préparé comme ça. A nous de faire le boulot maintenant. On attend ce match avec impatience, il faudra probablement faire le meilleur match en Top 14 depuis le début de saison. J’ai la sensation que l’on n’a jamais tourné à plein régime cette saison. Quand on regarde nos matchs de Champions Cup et de Top 14, il y a une différence sur la régularité sur 80 minutes dans la performance. On a souvent, soit une première mi-temps aboutie, soit une mauvaise première mi-temps et une bonne deuxième mi-temps. Ça a souvent été ça et j’ai la sensation que c’est le moment de faire le match plein. Le souci de ce match, c’est que c’est un huitième de finale, où il faut un bonus si on veut être sûr de se qualifier. C’est un peu la difficulté de ce match”.

Jefferson Poirot a également évoqué la dimension émotionnelle de cette rencontre, qui pourrait marquer la dernière apparition au Stade Chaban-Delmas de plusieurs joueurs historiques du groupe bordelais. Le pilier gauche a notamment rendu hommage à Bastien Vergnes-Taillefer et Ugo Boniface, deux éléments qu’il considère comme profondément liés à l’identité et à l’évolution du club. Entre reconnaissance pour leur parcours, attachement personnel et volonté de prolonger l’aventure collective, il a expliqué que cet aspect humain constituait aussi une source de motivation supplémentaire pour l’ensemble du vestiaire :
“Il y a Bastien (Vergnes-Taillefer) et Boni (Ugo Boniface). Ce sont deux joueurs qui ont compté, qui sont au cœur du projet. Bastien est aussi un vice-capitaine de l’équipe. Il a eu une super progression au sein du club. Il est devenu international à Bordeaux. Il a un gros attachement pour le club. Voir partir ces joueurs-là, c’est assez difficile parce qu’ils font partie intégrante du club et ils ressemblent vraiment à ce que l’on fait, à notre équipe. Il y a une pointe de tristesse et on doit leur rendre la fête belle parce qu’ils le méritent. J’espère qu’ils pourront remettre le maillot encore une, deux ou trois fois de plus. Ça fait partie des motivations de la semaine”.
