Laurent Marti : “Pour en être un grand, il faut gagner plus que deux Champions Cup. Il faut notamment gagner au moins un Brennus”

     

    Interrogé par Sud Ouest, le président de l’Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti, est revenu sur les deux sacres européens récemment remportés par le club en Champions Cup. Artisan majeur de la transformation de l’UBB depuis son arrivée à la tête du projet, il a évoqué les sentiments qui l’animent après ces succès historiques. Entre bonheur, fierté et soulagement, le dirigeant bordelais a rappelé le long chemin parcouru depuis les années de Pro D2 et les nombreuses étapes qui ont permis au club de s’installer durablement parmi les meilleures équipes d’Europe. Il a également insisté sur le fait que ces titres ne constituent pas un aboutissement, mais plutôt une étape dans la construction d’une ambition encore plus grande :

    “Du bonheur parce que gagner, c’est magique : on ne s’habitue jamais. Une fois qu’on a gagné, on a toujours envie de regagner tellement les émotions sont fortes. De la fierté parce que pour y arriver, on est parti de loin et on a bossé dur. Et du soulagement parce que j’étais aussi conscient qu’on aurait pu ne jamais rien gagner. Ça a été long mais c’est normal parce qu’il a fallu partir de la Pro D2. En revanche, je crois que si on est sérieux, on n’est pas au bout de grandes joies”.

    Laurent Marti s’est également exprimé sur la portée symbolique de ce deuxième titre européen dans l’histoire de l’Union Bordeaux-Bègles. Si le premier trophée restera à jamais celui qui a permis au club d’ouvrir son palmarès, le président estime que cette nouvelle consécration donne une tout autre dimension au projet bordelais. Elle confirme selon lui la capacité de l’UBB à s’inscrire durablement au plus haut niveau européen, tout en rappelant que le club nourrit désormais d’autres ambitions, notamment sur la scène nationale :

    “Le premier titre est exceptionnel pour les raisons que je viens d’expliquer. Pour le deuxième, l’émotion est moins forte sur le moment, mais elle est plus profonde. Deux titres, ça commence à compter. J’ai souvenir du CA Brive qui avait eu un titre de champion d’Europe (1997). Il avait été finaliste l’année d’après et il a ensuite disparu. Avec deux titres, tu marques un petit peu plus l’histoire de ton club. Mais pour en être un grand, il faut gagner plus que deux Champions Cup. Il faut notamment gagner au moins un Brennus.”