Yannick Bru : “Il nous a manqué beaucoup de gars pour instaurer une émulation, une rotation, une compétition entre les joueurs, et entretenir la fraîcheur dans la préparation des matchs”

Invité de l’émission 100 % UBB sur les ondes d’ICI Gironde, notre manager Yannick Bru est revenu en détail sur l’un des facteurs qui a pesé lourdement sur la saison de l’Union Bordeaux-Bègles : les nombreuses blessures qui ont touché l’effectif. Si le technicien bordelais reconnaît volontiers que certaines erreurs de gestion et de préparation ont pu être commises au fil de l’exercice, notamment dans l’approche de certaines rencontres de Top 14, il souligne également l’impact considérable des absences répétées de plusieurs joueurs majeurs. Entre les blessures traumatiques, les longues indisponibilités et les difficultés à maintenir une véritable concurrence au sein du groupe, le staff a dû constamment adapter ses plans et composer avec un effectif souvent diminué. Yannick Bru estime ainsi que cette accumulation de coups durs a fini par peser sur la fraîcheur collective, la rotation de l’effectif et, plus largement, sur la capacité de l’équipe à maintenir un niveau de performance constant tout au long de la saison :
“C’est vrai qu’avec le recul, on peut se dire qu’il aurait fallu être plus exigeant avec tous les membres du squad, et plus humbles dans la préparation de certains matchs de Top 14. On a effectivement dû choisir parfois et on a certainement pas appuyé assez sur l’intensité, l’engagement, l’implication, sur certains matchs de Top 14, notamment à l’extérieur, où nos adversaires, recevant le champion d’Europe se préparaient doublement. On aura forcément une réflexion par rapport à cette préparation et une autocritique aussi. Sans vouloir chercher des excuses là où il n’y en a pas, très tôt dans la saison, on a eu de grosses blessures traumatiques, et je ne peux en vouloir à personne parce que ce ne sont pas des déchirures, des élongations, des tendinites, ce sont des épaules, des genoux qui cassent. Je pense à Yoram Moefana, Nicolas Depoortere, Maxime Lucu en début de saison, Jean-Luc du Preez qui n’a quasiment pas joué avec nous cette année, Swinton aussi. Il y a aussi nos deuxièmes lignes Coleman et Cazeaux qui ont alterné les blessures aux membres inférieurs. Il nous a manqué beaucoup de gars pour instaurer une émulation, une rotation, une compétition entre les joueurs, et entretenir la fraîcheur dans la préparation des matchs. On s’est beaucoup fatigué au niveau du staff à jongler avec ça. In fine, comme souvent, on a payé l’addition”.
