Yannick Bru : “On a été pris dans une espèce de tourbillon toxique à un moment et c’est vrai que l’on a eu du mal à garder l’oxygène jusqu’à la fin de la saison”

     

    Invité de l’émission 100 % UBB sur les ondes d’ICI Gironde, notre manager Yannick Bru est revenu sur l’un des grands défis auxquels sont confrontés les clubs ambitieux : parvenir à maintenir un haut niveau de performance sur deux tableaux, en Top 14 comme en Champions Cup. Alors que l’Union Bordeaux-Bègles nourrissait de grandes ambitions dans ces deux compétitions, le technicien bordelais a livré une analyse lucide des difficultés rencontrées cette saison. Entre exigences du très haut niveau, accumulation de fatigue, blessures de joueurs clés et manque de profondeur à certains postes, il a tenté d’expliquer les raisons qui ont empêché l’équipe de reproduire le parcours réalisé l’an dernier :

    “C’est l’exigence que l’on doit avoir. Aujourd’hui, on n’a pas répondu à cette exigence, la réalité c’est celle-là. On peut analyser objectivement, je suis le premier déçu. On l’a fait l’année dernière, pourquoi on ne le répète pas cette année. Il y a des choses que l’on a moins bien réalisées, que l’on pouvait maîtriser. Mais je me dis aussi que peut-être le fait d’avoir fait ça l’année dernière a généré une accumulation de fatigue et ce n’est peut-être pas un hasard si on a cassé sur certains joueurs très importants. On a une dépendance à Maxime Lucu, que tout le monde voit. Tous les gars qui pouvaient le remplacer se sont blessés toute la saison. Martin Page-Relo, il a fait 5 matchs avec nous cette année (17 dont 12 comme titulaire, ndlr). Valentin Hutteau, il est né en 2007, il est arrivé pour finir de se former et en fait il a fait 12 matchs de Top 14 ou 13 (11, ndlr). On a été pris dans une espèce de tourbillon toxique à un moment et c’est vrai que l’on a eu du mal à garder l’oxygène jusqu’à la fin de la saison”.