Jefferson Poirot : “C’est ma dernière saison au club, enfin de rugbyman professionnel parce que je ne jouerai pas pour un autre club que Bordeaux”

 

Interrogé par Sud-Ouest, le pilier gauche de l’Union Bordeaux-Bègles, Jefferson Poirot, a confirmé qu’il disputera bien sa dernière saison de rugbyman professionnel. Après plus d’une décennie passée sous les couleurs de l’UBB, le pilier international français a également précisé qu’il ne porterait pas le maillot d’un autre club après son départ de Bordeaux. À l’aube de cette ultime saison, Jefferson Poirot souhaite donc profiter pleinement de chaque moment et se donner les moyens de terminer son parcours professionnel de la meilleure des manières. Malgré sa blessure actuelle, il entend ainsi rester positif et préparer au mieux cette dernière campagne :

“Oui, c’est ma dernière saison. C’est ma dernière saison au club, enfin de rugbyman professionnel parce que je ne jouerai pas pour un autre club que Bordeaux. Cette saison est particulière pour moi. C’est aussi pour ça que je prends cette blessure de façon positive pour bien me préparer parce que j’ai envie que ça soit aussi la plus belle saison que j’ai pu faire ici”.

Il est également revenu sur les manques qui ont pu être observés au sein du groupe bordelais la saison passée et qui ont contribué à une fin d’exercice particulièrement frustrante en Top 14. Le pilier de l’UBB estime notamment que l’équipe a parfois manqué de constance et d’unité, avec des joueurs qui n’étaient pas toujours pleinement concentrés sur les mêmes objectifs. Jefferson Poirot insiste ainsi sur l’importance du rôle du « cœur de l’équipe », constitué des joueurs présents toute la saison, pour maintenir une dynamique collective solide et permettre aux internationaux d’exprimer pleinement leurs qualités dans les moments décisifs :

“Je pense qu’on a pu jouer certains matchs avec la tête ailleurs. Je ne sais pas si c’est la dureté mentale ou si c’est le fait de choisir nos matchs. À ce niveau, ce n’est pas possible. Je pense qu’il faut mettre de l’importance sur le cœur de l’équipe, sur les joueurs qui sont là toute l’année. Par moments, on a senti qu’il y avait une équipe à deux vitesses : les internationaux et certains qui pouvaient s’épuiser de ne pas être autant considérés que les autres. On a besoin de retrouver de l’unité. La qualif, pour moi, c’est le cœur de l’équipe qui la gagne. Les titres, ce sont nos facteurs X”.