Paulin Riva : “On en est qu’aux prémices finalement de la professionnalisation du rugby à 7”

 

Interrogé par Rugbyrama, notre ancien trois-quarts centre, Paulin Riva, qui a participé à l’étape paloise de l’In Extenso Supersevens avec les UBB Sevens, est revenu sur le développement de cette compétition depuis sa création. Alors que le tournoi n’en est qu’à sa sixième édition, l’international français à 7 constate déjà les nombreux progrès réalisés et les évolutions apportées au fil des années. Il estime notamment que le Supersevens se rapproche progressivement des standards du rugby à 7 international, avec un format qui pourrait encore évoluer à l’avenir et nécessiter une adaptation des clubs, aussi bien en matière d’effectif que d’expérience des joueurs :

“C’est un tournoi qui a six ans, c’est tout neuf. Et quand on voit l’avancée qu’il y a en six ans, c’est bluffant. On voit que le format est en train de bouger et qu’il ressemble un petit peu à ce qui se fait au plus haut niveau notamment sur la formule des Jeux olympiques. Quand on aime le rugby à 7, on en veut toujours plus avec un calendrier peut-être un peu plus fourni en tournois et ça va forcément impliquer des adaptations dans les clubs, des effectifs plus conséquents, des joueurs plus expérimentés et un niveau de rugby à 7 toujours plus surprenant et spectaculaire”.

Il s’est également confié sur l’évolution plus globale du rugby à 7 au cours de la dernière décennie. Acteur de cette transformation et désormais pleinement intégré au projet de développement de la discipline, Paulin Riva mesure le chemin parcouru depuis ses débuts et se réjouit de voir le rugby à 7 se professionnaliser progressivement. S’il reconnaît qu’il est parfois difficile, lorsque l’on est plongé quotidiennement dans la compétition et l’entraînement, de prendre du recul sur les progrès réalisés, il considère que la discipline n’en est encore qu’à ses débuts et qu’il reste de nombreuses choses à construire pour lui permettre de continuer à grandir :

“Quand on est dans le tambour de la machine à laver, ce n’est pas tout le temps évident parce que nous, on est là pour jouer au rugby, pour bosser, pour donner le meilleur de nous-mêmes, avancer, faire toujours mieux. Ce n’est pas évident de toujours regarder derrière soi et voir tout le chemin qu’on a parcouru, mais des fois, effectivement, quand je me pose et que je regarde dans quel système on était il y a dix ans et comment le rugby à 7 s’est transformé, je suis très, très content. J’en parlais avec Laurent Ferreres et je pense qu’on en est qu’aux prémices finalement de la professionnalisation du rugby à 7 et ça, c’est très encourageant parce que ça veut dire qu’il y a plein de belles choses encore à faire et à construire. On veut être des acteurs de ce sport-là, le voir prendre sa place tranquillement. Et surtout, on est là pour donner du plaisir à tous les supporters et tous les gens qui regardent ce sport-là”.