Maxime Lucu : “Maintenant, en Top 14, il faut apprendre de certaines périodes où on a été un peu dans le dur pour vraiment mieux les traverser”

Interrogé par Midi Olympique, notre demi de mêlée, Maxime Lucu, est revenu sur les ambitions de l’Union Bordeaux-Bègles dans la course au Bouclier de Brennus. Après avoir remporté une nouvelle fois la Champions Cup et malgré une fin de saison frustrante en Top 14, le capitaine bordelais estime que l’expérience accumulée par le groupe doit désormais permettre à l’UBB de franchir un nouveau cap dans le championnat. Il rappelle notamment que les différents échecs vécus lors des dernières phases finales ont permis aux joueurs d’acquérir davantage de maturité et de sérénité dans les moments importants. Pour Maxime Lucu, l’enjeu sera surtout de parvenir à transposer cette expérience au Top 14, où la régularité et la capacité à maintenir un niveau d’engagement maximal chaque week-end seront déterminantes pour viser les premières places :
“Forcément. On l’a vu l’année dernière. C’était flagrant pendant la phase finale de Champions Cup, parce qu’on n’a fait que celle-ci. On voyait l’expérience des mecs, on voyait qu’on était très sereins lors des moments plus difficiles. C’était le cas face à Toulouse et Bath, alors que nous étions derrière au score. Je trouve qu’on a vraiment bien géré ces moments-là. Cette expérience vient des échecs que l’on a dû assumer, comme face à Toulouse lors des deux finales de Top 14. Maintenant, en Top 14, il faut apprendre de certaines périodes où on a été un peu dans le dur pour vraiment mieux les traverser. On sait que le Top 14, tous les week-ends, il faut être performants. Il faut qu’on arrive à être meilleurs mentalement. L’année dernière, on a un peu flanché par moments là-dessus. Et c’est ça qui nous a coûté cher. Avec seulement 5 ou 10 % d’investissement en moins sur un match de Top 14, tu perds des matchs importants, des points importants. C’est là où il faut qu’on grandisse. On ne peut pas enchaîner une victoire et une défaite, une victoire et une défaite. Sans plusieurs séries positives, vous restez autour de la sixième, septième ou huitième place et vous finissez par craquer”.