Boris Palu : “Si on m’avait dit, quand je suis arrivé à Bordeaux, que je jouerais autant”

Interrogé par Sud-Ouest, notre deuxième ligne international, Boris Palu, s’est confié sur la saison passée, lui qui fait partie des joueurs ayant cumulé le plus de temps de jeu au sein de l’effectif bordelais, avec plus de 2 000 minutes disputées. Après avoir enchaîné les rencontres sous le maillot de l’Union Bordeaux-Bègles et connu la saison la plus dense de sa carrière en termes de temps de jeu, le deuxième ligne a dû apprendre à gérer davantage ses efforts et sa récupération. Malgré cette importante sollicitation, il tire un bilan très positif de son exercice, marqué notamment par un nouveau sacre en Champions Cup et son retour en équipe de France :
“Ça fait beaucoup, hein (rire) ? C’est la saison où j’ai le plus joué. Mais à peu de minutes près : j’en avais fait une avec le Racing où j’avais aussi disputé 34 matchs, mais où j’avais moins de minutes. Mais je n’avais pas le même âge ! Quand tu as 21 ou 22 ans, tu enchaînes, tu ne sens pas ‘filer’ les matchs. Là, tu dois faire beaucoup plus attention à ta récupération. Mais c’était une belle saison. Si on m’avait dit, quand je suis arrivé à Bordeaux, que je jouerais autant, que je gagnerais une Coupe d’Europe et que je repartirais en sélection pour la première fois depuis six ans, j’aurais signé tout de suite”.
Il est également revenu sur sa participation à la tournée estivale avec le XV de France. Même s’il n’a finalement pas eu l’occasion de fouler les terrains lors des rencontres disputées par les Bleus, le deuxième ligne n’avait pas hésité à répondre favorablement à l’appel du staff tricolore après la fin de la saison avec l’UBB. Une expérience qui est toutefois venue s’ajouter à une année déjà particulièrement exigeante sur le plan physique et qui a nécessité une période de récupération supplémentaire à son retour :
“Quand la saison s’est arrêtée, je ne pensais pas du tout partir en tournée. Quand j’ai été appelé, le docteur m’a demandé si ça irait. Je lui ai répondu que je faisais tout ça justement pour ce genre de moments. Mais il y a eu ensuite des bobos, des voyages, des entraînements… Au retour, le corps a forcément été bien mâché”.