Jérôme Chabran : “Finalement à force d’essais, d’évolutions techniques et technologiques, le produit final été validé pour le match contre l’Angleterre”

Invité de l’émission 100 % UBB, diffusée sur les antennes d’ICI Gironde, Jérôme Chabran, l’agent de notre ailier international Louis Bielle-Biarrey, est revenu sur les négociations qui ont conduit à la signature du contrat entre son poulain et Adidas. Si le partenariat avec la marque allemande peut aujourd’hui sembler naturel au regard du statut de notre ailier, les discussions ont en réalité été longues et ont nécessité de trouver une solution à une problématique bien particulière concernant les chaussures portées par le joueur. En effet, Louis Bielle-Biarrey était jusqu’alors fidèle à une marque concurrente, notamment en raison de la morphologie de son pied. Pour Adidas, l’enjeu était donc de parvenir à concevoir un modèle suffisamment adapté aux caractéristiques du joueur pour qu’il puisse l’utiliser en match sans que cela ait la moindre conséquence sur ses performances. Jérôme Chabran a ainsi détaillé les différentes étapes de ce processus, depuis les premiers contacts avec la marque jusqu’aux nombreux essais réalisés pour parvenir à mettre au point une chaussure répondant aux exigences de notre ailier :
“Adidas, ça fait au moins trois voir quatre saisons, qu’ils cherchent à rentrer en contact avec Louis pour essayer de le séduire, pour le rentrer dans les athlètes Adidas. On était déjà avec une approche et des premières discussions à la Coupe du Monde 2023. Tout joueur de haut-niveau cherche aujourd’hui à adosser sa carrière avec un équipementier, il n’y a pas de sujet sur ça. La problématique, c’est qu’après le joueur doit porter les chaussures de la marque et que concernant Louis, techniquement, il y avait un petit souci par rapport à ça. Il était fidèle à une autre marque concurrente de par le morphotype de son pied. Il y avait des difficultés à le faire rentrer dans la chaussure Adidas. Ca fait plusieurs saisons qu’il y avait des discussions et des approches pour essayer de trouver la bonne formule, mais la condition sine qua non, c’était bien évidemment de porter la chaussure. En tant que telle, il ne pouvait pas la porter jusqu’à il y a à peu près un an. C’était des discussions antérieures à toute discussion avec le fait que Bordeaux quitte Kappa pour Adidas. Je n’ai jamais été sollicité, ni informé du fait qu’Adidas allait devenir l’équipementier de l’UBB jusqu’à il y a quelques mois. Lorsque je l’ai su, Louis avait déjà signé son contrat avec Adidas, puisqu’il l’a signé en début d’année civile. Pour vous faire une confidence, l’été dernier nous sommes allés en Allemagne au siège monde d’Adidas accompagné des personnes du marketing et de la filière rugby d’Adidas. Nous avons été très bien reçu pendant 48h là-bas, et Louis a pris certaines mesures, a rencontré les personnes du service recherche et développement, du marketing. A partir de fin juillet de l’année dernière, on a commencé à réfléchir à la conception, la réalisation d’une chaussure qui puisse correspondre aux critères de la marque parce que c’était important pour eux de s’inscrire dans cette dynamique là, mais aussi une chaussure qui corresponde techniquement aux attentes de Louis, sans dénaturer ses performances puisque c’est son outil de travail. Ca a pris plusieurs mois puisqu’il y a eu plusieurs échanges, plusieurs essais infructueux. On avait l’ambition de trouver la solution pour la tournée de novembre, on n’y est pas arrivé. On est resté avec l’ancienne marque fidèle à Louis pour ne pas dénaturer ses performances sur les matchs de la tournée de novembre. On a encore travaillé pour le Tournoi des Six Nations, on n’y est pas arrivé sur le début du Tournoi des Six Nations. Finalement à force d’essais, d’évolutions techniques et technologiques, le produit final été validé pour le match contre l’Angleterre. Avec quel succès puisqu’il a été brillant ce jour-là avec ses collègues et il marque quatre essais. C’était la première fois qu’il portait les chaussures Adidas”.