Noel McNamara : “Pour moi le meilleur ruck, c’est pas de ruck, quand on arrive à jouer debout et à faire des offloads”

Invité de l’émission 100 % UBB, diffusée sur les ondes d’ICI Gironde, notre entraîneur de l’attaque, Noel McNamara, est revenu sur l’importance du combat dans les zones de ruck. Alors que l’Union Bordeaux-Bègles s’apprête à affronter le Stade Toulousain, ce secteur de jeu devrait constituer l’un des nombreux points de confrontation entre les deux équipes. Face à une formation réputée pour son activité et son agressivité dans les zones de contact, la capacité à conserver des ballons rapides et à protéger efficacement les porteurs sera particulièrement importante. Pour Noel McNamara, l’objectif idéal reste évidemment de parvenir à jouer debout afin d’éviter de multiplier les phases de ruck. Mais lorsque celui-ci devient inévitable, l’UBB doit être capable de le rendre le plus efficace et le plus rapide possible. L’entraîneur bordelais s’attend ainsi à un véritable combat face aux Toulousains, qui disposent notamment de joueurs capables de mettre une forte pression sur les zones de ruck et de ralentir la sortie de balle adverse. Il insiste également sur l’importance des premiers soutiens, alors que les prochaines rencontres face à Toulouse, au Stade Français puis à Perpignan devraient mettre ce secteur à rude épreuve :
“Pour moi le meilleur ruck, c’est pas de ruck, quand on arrive à jouer debout et à faire des offloads. S’il y a des rucks, il faut avoir la capacité d’avoir un ruck le plus rapide possible, moins de deux secondes, c’est bien. C’est la grosse force du Stade Toulousain, on sait que ça sera le défi de dimanche prochain, notamment avec le frère de Tom Willis. Ils ont la capacité de ralentir les rucks, d’attaquer tous les rucks. Ca sera un vrai défi, une vraie guerre. La volonté est là, mais l’adversaire a toujours un plan pour contrer la volonté. Quand on regarde la Nouvelle-Zélande et les matchs de Rugby’s Greatest Rivalry, il y a vraiment une guerre dans les rucks. Nous on était content de l’attitude et de l’état d’esprit de nos premiers soutiens. Mais parfois à ce niveau là, une demi-seconde c’est trop tard. La semaine prochaine on joue le Stade Toulousain, puis le Stade Français, puis l’USAP, ils vont cibler ça. C’est toujours le même principe”.