Tom Willis : “Comme Jack a deux ans de plus que moi, il m’a toujours montré l’exemple lorsque je suis arrivé chez les Wasps”

 

Interrogé par Sud-Ouest, notre troisième ligne international anglais, Tom Willis, s’est confié sur les confrontations précédentes face à son frère Jack et au Stade Toulousain. Les deux frères se sont déjà retrouvés à plusieurs reprises sur les terrains professionnels, avec notamment une première opposition sous le maillot de l’Union Bordeaux-Bègles pour Tom, lors d’un déplacement à Toulouse qui s’était soldé par une défaite bordelaise. Quelques années plus tard, il avait pris sa revanche avec les Saracens en venant à bout du Stade Toulousain, dans une rencontre au cours de laquelle l’enjeu familial avait forcément ajouté une dimension particulière à l’affrontement. Tom Willis est ainsi revenu sur ces différents souvenirs, entre frustration après la première rencontre et satisfaction lors de la victoire obtenue avec le club anglais :

“Le premier match avait été assez frustrant pour moi avec l’UBB car on avait perdu de 15 ou 20 points à Toulouse (31-17). Il avait inscrit un essai donc je n’étais pas très content. Mais avec les Saracens, nous avons battu Toulouse (20-14). Là, j’étais beaucoup plus content. Des membres de la famille et pas mal d’amis avaient pu venir nous voir. Je ne pense pas que beaucoup de personnes avaient misé sur les Saracens ce jour-là”.

Notre troisième ligne est également revenu sur leur enfance commune et sur la manière dont cette rivalité fraternelle a contribué à leur progression. Ayant grandi ensemble et commencé à jouer au rugby côte à côte, Tom et Jack Willis ont rapidement développé une forte émulation, chacun poussant l’autre à progresser et à repousser ses limites. Avec deux années d’avance, Jack a naturellement constitué un modèle pour son petit frère durant leurs premières années, notamment lorsque Tom a intégré les Wasps à son tour. Au fil du temps, leurs carrières ont toutefois pris des chemins différents, sans que cette volonté de se mesurer l’un à l’autre ne disparaisse. Une rivalité sportive qui, selon Tom, demeure encore bien présente aujourd’hui :

“En grandissant et en jouant ensemble, on s’est poussé mutuellement pour progresser. Comme Jack a deux ans de plus que moi, il m’a toujours montré l’exemple lorsque je suis arrivé chez les Wasps. En grandissant, je pense que nous sommes un peu plus à égalité dans la façon d’aborder les choses. On a ensuite suivi des trajectoires distinctes dans nos carrières. Mais l’esprit de compétition, qui existait déjà lorsque nous étions plus jeunes, est resté intact”.