Yannick Bru : “Ce qui m’intéresse, et ce qui nous intéresse, c’est notre évolution sur cette endurance mentale, cette régularité, cette forme d’humilité aussi, sur la série de matchs qui arrivent”

 

Interrogé par Rugbyrama, notre manager, Yannick Bru, est revenu sur sa réaction après la lourde défaite concédée face au Stade Toulousain. Après une entrée en matière très convaincante contre le Racing 92, l’UBB a en effet connu une soirée beaucoup plus compliquée à Ernest-Wallon, avec une première période particulièrement difficile. Une différence de niveau qui a forcément suscité des interrogations, mais que le technicien bordelais ne souhaite pas particulièrement commenter à chaud. Pour lui, l’enjeu est désormais de comprendre comment le groupe va parvenir à gagner en constance au fil des prochaines rencontres et à trouver davantage de régularité dans ses performances. Yannick Bru a ainsi préféré se projeter sur la suite de la saison plutôt que de s’attarder sur cette contre-performance :

« Je n’ai même pas envie de perdre de l’énergie à répondre à ça, parce que c’est derrière nous. Je ne pensais pas qu’on pouvait faire une performance comme celle que nous avons faite contre le Racing en ouverture du championnat. Donc, il y a une forme d’excès que je n’ai pas envie de commenter. Ce qui m’intéresse, et ce qui nous intéresse, c’est notre évolution sur cette endurance mentale, cette régularité, cette forme d’humilité aussi, sur la série de matchs qui arrivent. Donc, attendons ce soir ».

Il est également revenu sur la gestion de l’effectif et notamment sur la décision de laisser certains joueurs au repos, à l’image de notre ailier international Louis Bielle-Biarrey. Avec les nouvelles dispositions concernant les joueurs internationaux et les nombreuses contraintes qui entourent désormais la gestion des effectifs, les managers de Top 14 doivent composer avec de multiples paramètres au moment de construire leurs équipes. Yannick Bru rappelle toutefois que la rotation des joueurs internationaux n’est pas une nouveauté pour les staffs de clubs, qui doivent déjà tenir compte de la fatigue et de l’enchaînement des rencontres. Dans un contexte marqué également par les contraintes du Salary Cap et les sollicitations de l’équipe de France à 7, il estime que ces nouvelles règles constituent surtout un élément supplémentaire à intégrer dans la gestion d’une saison :

« Déjà, cette disposition ne change pas fondamentalement le quotidien des managers, parce que tous les managers qui ont des internationaux savent qu’au-delà de trois titularisations d’affilée, c’est difficile de garder le niveau d’éveil, de concentration, de fraîcheur nécessaire à la performance. On n’a pas attendu cette liste pour faire des rotations. Maintenant, c’est vrai que c’est une contrainte de plus, voilà, corrélée avec un effectif que l’on sait limité par l’impact du Salary Cap. Cette semaine, on a aussi passé une journée super avec Benoît Baby et l’encadrement de l’équipe de France à 7, qui a lui aussi des demandes, des contraintes et un cahier des charges précis. Il est vrai que les managers de clubs, nous sommes au milieu de ces discussions RH, et donc oui, ça fait beaucoup de choses qui s’ajoutent à l’ajustement du métier d’entraîneur. Voilà, mais ça fait partie aujourd’hui de ce qu’on doit prendre en compte dans l’équation de la gestion d’une saison de Top 14. Nous avons six joueurs sur la liste ».