Aurélien Cologni : “Notre temps de réaction sur les ballons perdus a souvent permis à Perpignan de faire la différence sur les premiers mètres”
Publié le par Matthieu Meillan

Invité de l’émission 100% UBB, sur les ondes d’ICI Gironde, l’entraîneur de la défense, Aurélien Cologni, est revenu sur l’un des secteurs de jeu sur lesquels le staff bordelais souhaitait particulièrement insister à l’entraînement après la défaite concédée à Perpignan : les transitions entre les phases offensives et défensives.
Face à l’USAP, notre équipe a notamment été mise en difficulté après plusieurs pertes de balle, avec des transitions jugées trop lentes et un manque de réactivité permettant aux Perpignanais de prendre rapidement de l’avancée.
Le technicien de l’UBB explique ainsi que ce problème avait déjà été identifié lors des premières rencontres et de la préparation, mais qu’il a été particulièrement visible à Perpignan. Il souhaite donc que le groupe progresse dans sa capacité à basculer immédiatement vers la défense, notamment lorsque les erreurs offensives génèrent de la frustration :
« C’est un petit souci que l’on a déjà identifié sur les premiers matchs et les matchs de préparation. On s’est retrouvé en phase de possession du ballon et contrés soit sur des erreurs de décision ou d’exécution sur les libérations après-contact, sur les jeux au pied, où on a pris quelques contres. Les transitions attaque-défense, où on bascule du momentum attaque à celui de la défense, on a été relativement lents ce week-end. Quand on a perdu des ballons importants, que ce soit sur les touches ou sur les libérations après-contact, on a regardé un peu ce qu’il se passait, on a été un peu spectateurs de l’action. Il y a eu beaucoup de frustration autour de ça et Yannick en a beaucoup parlé. Concernant la défense, c’est un point sur lequel j’ai axé le retour après l’USAP. Parfois, la défense nourrit l’attaque et il arrive aussi que les imperfections au niveau offensif et la frustration qui se rajoute quand on rate deviennent un souci que l’on doit pouvoir régler et contenir en défense. Ce que l’on n’a pas réussi à faire face à Perpignan, qui a mis beaucoup plus d’intention, de cœur dans ces ballons qui traînent, ces ballons de récupération, pour pouvoir les exploiter au mieux. C’est là qu’on a été pris à défaut. Notre temps de réaction sur les ballons perdus a souvent permis à Perpignan de faire la différence sur les premiers mètres. Ce qui fait qu’à la sortie, on leur court après et on est battus. »