Jefferson Poirot : “C’est vrai qu’à partir du moment où on se sent bien, il n’y a pas de raison d’attendre indéfiniment”
Publié le par Matthieu Meillan

Interrogé par Rugbyrama, notre pilier gauche international, Jefferson Poirot, est revenu sur la situation au poste de pilier au sein de l’Union Bordeaux-Bègles en ce début de saison, alors que l’effectif a été confronté à plusieurs absences.
Malgré cette situation qui pouvait rendre son retour particulièrement précieux pour le groupe, notre joueur assure que sa reprise n’a pas été précipitée par le staff.
Après avoir respecté les différentes étapes de sa récupération et retrouvé de bonnes sensations à l’entraînement, il estime simplement que tous les voyants étaient au vert pour reprendre la compétition dès ce week-end :
« J’étais prévu pour être absent pendant six à huit semaines, alors je suis effectivement un peu en avance, mais mon retour ne répondait pas à une volonté du staff. À partir du moment où j’ai tout validé et que je me sens bien… Je viens de faire une semaine d’entraînement classique, je me suis vraiment senti plutôt à l’aise et je n’avais pas d’appréhension. Et donc, pourquoi repousser, finalement, le retour ? J’espère que ça nous donnera raison, mais c’est vrai qu’à partir du moment où on se sent bien, il n’y a pas de raison d’attendre indéfiniment. »

Notre pilier gauche a également dressé un premier bilan du début de saison de l’UBB, marqué par une certaine irrégularité au cours des quatre premières journées de Top 14.
Après une large victoire contre le Racing 92, notre équipe a connu deux déplacements plus difficiles à Toulouse et à Perpignan, entrecoupés par une victoire face au Stade Français.
Jefferson Poirot constate donc une alternance entre des prestations très abouties et des rencontres beaucoup plus compliquées, un phénomène qui avait déjà marqué la saison précédente. À son retour dans le groupe, il souhaite contribuer à apporter davantage de constance, mais aussi à mieux répartir les responsabilités au sein du leadership bordelais :
« C’est vrai qu’on a un peu alterné le très bon et presque le très mauvais par moments. C’est un peu difficile parce qu’un lundi, on est euphoriques, et le lundi d’après, c’est très dur à vivre. On s’insulte presque. C’est quelque chose qu’on souhaitait éviter et, malheureusement, sur les quatre premiers matchs, c’est exactement ce qu’on a fait, un peu à l’image de la saison dernière aussi. On a à cœur d’amener un peu plus de constance. Essayer aussi, peut-être, de redistribuer le leadership. Car sur le dernier match, Max était un peu tout seul dans la cellule des leaders. L’idée est d’essayer de se partager la tâche pour éviter un épuisement de nos leaders. »