Jefferson Poirot : “C’est pesant parce que ça ne permet pas d’enchaîner sereinement”

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Jefferson Poirot : “C’est pesant parce que ça ne permet pas d’enchaîner sereinement”

Interrogé par Rugbyrama, notre pilier gauche international, Jefferson Poirot, est revenu sur l’inconstance affichée par l’Union Bordeaux-Bègles depuis le début de cette nouvelle saison.

Après quatre journées, notre équipe a alterné entre des prestations très abouties, notamment lors de la large victoire contre le Racing 92 et de la réception du Stade Français, et des sorties beaucoup plus compliquées à l’extérieur, à Toulouse puis à Perpignan.

Une irrégularité qui empêche l’UBB d’enchaîner et de s’installer durablement dans une dynamique positive, comme l’explique notre pilier, qui espère que le groupe saura rapidement corriger cette tendance :

« C’est pesant parce que ça ne permet pas d’enchaîner sereinement. C’est vraiment le terme que je vais employer parce qu’on a été très bons dès le début de saison, on nous a vus très beaux, très hauts. Dès le deuxième match, même si c’était face à un très beau Stade toulousain, on a tout de même vécu une petite désillusion. Et derrière, on refait plutôt un bon match contre un Stade français qui était venu en costaud : on a tenu un bras de fer intéressant et on a montré de belles choses. Et derrière, on va se planter à Perpignan, où on avait quand même l’ambition de gagner. À la fin, on est donc loin du compte. »

Jefferson Poirot est également revenu sur le contenu de la séance de mise en place effectuée ce vendredi, à la veille de la réception de Lyon. Le pilier bordelais y voit notamment la volonté du staff et des joueurs de renforcer les automatismes collectifs et de travailler encore davantage le fond de jeu.

Alors que l’UBB a parfois montré de belles séquences mais également connu des problèmes de connexion, notamment lorsqu’elle perdait le ballon à l’extérieur, cette période de travail doit permettre au groupe de retrouver davantage de cohérence et de continuité dans son jeu.

Notre joueur insiste notamment sur la nécessité de répéter ces connexions au quotidien afin de réduire les erreurs qui ont pu coûter cher à Perpignan :

« Cela témoigne d’une volonté, justement, de gagner en constance, de continuer à travailler notre fond de jeu. Peut-être que, justement, on n’est pas encore prêts à être un peu plus relâchés lors des mises en place. Peut-être qu’on a encore besoin de peaufiner nos cellules, besoin de peaufiner nos connexions. Ce qu’on remarque vraiment, c’est qu’on peut avoir des coups d’éclat dans les matchs, on peut être brillants par moments — je parle des matchs à l’extérieur —, mais on a trop de problèmes de connexion. À Perpignan, par exemple, on a été punis sur beaucoup de ballons perdus. Nous avons eu 60 % de possession et 60 % d’occupation. Et malgré tout, sur un éclair, ils ont pu nous traverser et marquer. C’est quelque chose qu’on a identifié comme un problème, et on avait besoin de retravailler cette base ensemble, tous les jours. »

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