Louis Bielle-Biarrey : “Je ne peux pas commencer un match en 10 actuellement, je ne me sens pas prêt”
Publié le par Matthieu Meillan

Interrogé par RMC Sport, notre ailier international, Louis Bielle-Biarrey, est revenu sur les dépannages qu’il a pu effectuer à des postes inhabituels ces derniers mois, notamment à l’ouverture lors d’un match de préparation ou à la mêlée lors de la dernière rencontre.
Si notre international français est avant tout un ailier, il peut également évoluer à l’arrière lorsque les besoins de l’équipe le nécessitent. Avec la blessure de Matthieu Jalibert, l’UBB doit toutefois composer avec des solutions plus limitées au poste de demi d’ouverture, où Hugo Reus est désormais le seul spécialiste disponible.
Dans ce contexte, les joueurs sont amenés à élargir leur palette afin de pouvoir dépanner en cas de besoin. Louis Bielle-Biarrey a expliqué comment il envisage cette polyvalence et le rôle qu’il peut être amené à jouer au service du collectif :
« Je suis un ailier qui peut dépanner à l’arrière. Et en 10 en cas d’urgence extrême, on va dire. On a de très bons joueurs au poste de 9 et de 10. C’est vrai que le fait que Matthieu (Jalibert) soit blessé, il ne reste plus qu’Hugo (Reus) en tant que numéro 10 de formation. Donc on essaie tous d’agrandir un peu notre palette pour pouvoir, à un moment donné, suppléer au mieux. »

Notre ailier s’est également confié sur les difficultés qu’il pourrait rencontrer s’il devait occuper durablement le poste de demi d’ouverture. Conscient des exigences techniques et tactiques propres à ce rôle, Louis Bielle-Biarrey estime qu’il lui manque encore des repères pour pouvoir débuter une rencontre à ce poste dans les meilleures conditions.
Entre l’annonce des lancements, la maîtrise du projet de jeu, la lecture des espaces et la précision technique, le numéro 10 doit assumer de nombreuses responsabilités dans l’animation offensive.
Pour autant, notre international assure qu’il reste prêt à répondre aux demandes du staff si la situation l’exige, même s’il ne se sent pas encore suffisamment préparé pour prendre les commandes de l’attaque bordelaise dès le coup d’envoi :
« Il faut se faire violence après, j’ai envie d’aider l’équipe. Si on me demande de faire des choses, je les ferai. Mais c’est vrai que ce n’est pas facile. Je pense que le poste de numéro 10, c’est le poste le plus difficile. Il faut annoncer les lancements, comprendre pourquoi on fait ce lancement et à quel moment, il faut connaître le projet de jeu sur le bout des doigts, il faut avoir une aisance technique top, il faut voir le jeu. Je ne peux pas commencer un match en 10 actuellement, je ne me sens pas prêt. »