Oscar Jegou : “Quand on se met à jouer, on arrive à recoller au score et on se donne une balle de match. Mais c’est trop tard”
Publié le par Matthieu Meillan
Interrogé par L’Équipe, le troisième ligne du Stade Rochelais, Oscar Jegou, est revenu sur les difficultés rencontrées par son équipe à domicile, avec notamment une deuxième défaite à Marcel-Deflandre face à l’Union Bordeaux-Bègles. Battus par notre équipe après avoir déjà concédé un revers devant leur public, les Maritimes peinent à se montrer suffisamment constants pour imposer leur jeu tout au long d’une rencontre.
Malgré une réaction en seconde période, qui leur a permis de revenir dans le match et d’entrevoir la possibilité de renverser la situation, les Rochelais ont payé leur entame et leur manque d’intensité. Pour le troisième ligne, cette situation traduit avant tout un problème d’état d’esprit et d’investissement, avec le sentiment que son équipe ne se donne pas toujours les moyens de répondre aux exigences du Top 14.
Il n’a ainsi pas caché sa frustration face à cette tendance à attendre d’être en difficulté pour hausser le niveau de jeu :
« On s’était donné l’objectif en début de saison de ne pas perdre à domicile et on l’a déjà fait deux fois (en quatre réceptions en Top 14). Je pense qu’on est suffisants. On se dit que ça va le faire en étant à 60 %. On se prend un peu pour d’autres […] Quand on se met à jouer, on arrive à recoller au score et on se donne une balle de match. Mais c’est trop tard. »

Un constat partagé par l’ailier rochelais Dillyn Leyds, qui a lui aussi pointé du doigt le manque d’engagement affiché par les Maritimes face à l’UBB. Pour l’ailier sud-africain, la défaite concédée à domicile ne peut pas s’expliquer uniquement par des imprécisions techniques ou des choix de jeu discutables : c’est avant tout dans l’envie et la détermination que son équipe n’a pas répondu aux attentes.
Jouer à Marcel-Deflandre doit normalement constituer un avantage pour les Rochelais, portés par leur public, mais encore faut-il afficher une intensité supérieure à celle de l’adversaire. Dillyn Leyds refuse toutefois de parler d’un véritable malaise à domicile.
Il rappelle néanmoins que ces revers répétés pourraient rapidement peser sur les ambitions du Stade Rochelais, dans un championnat où chaque point compte pour rester au contact des meilleures équipes :
« On a été battus sur l’envie et la volonté, ce n’est pas possible. Quand une équipe arrive à Deflandre, elle ne peut pas avoir plus de volonté que nous […] Il n’y a pas de malaise à domicile. Mais c’est déjà la deuxième fois qu’on perd chez nous et tu ne peux pas rester en haut du classement dans ce Championnat si tu perds à la maison. »