Nicolas Depoortere : “C’est en mettant le frein à main, en étant dans le doute, que le risque de blessure survient”
Publié le par Matthieu Meillan

Interrogé par Rugbyrama, notre trois-quarts centre Nicolas Depoortere reconnaît avoir malgré tout eu le temps de préparer la rencontre face à Bayonne, malgré sa présence à Marcoussis en début de semaine avec le XV de France.
En effet, même si les internationaux libérés doivent rapidement retrouver leurs repères avec leur club, ils ne partent pas totalement dans l’inconnu au moment de retrouver la compétition. Les joueurs et les équipes du championnat sont désormais bien connus, tandis que le staff bordelais veille à maintenir le lien avec les éléments concernés par les sélections nationales.
Le centre international explique ainsi être resté informé du travail effectué par l’UBB, notamment grâce aux échanges réguliers avec l’encadrement et à l’accès aux différentes informations concernant la préparation du match :
« Oui, bien sûr. Après, les équipes et les joueurs, on commence à les connaître. Donc c’est assez facile de basculer et de voir qui on aura en face. Au moment où je vous parle, on n’a pas encore la composition de l’équipe de Bayonne, mais on se doute bien un peu de qui va jouer. Donc la préparation a été faite en amont ; en plus, je suis quand même resté en contact avec le staff de Bordeaux par rapport à ça. Donc nous n’étions pas complètement mis de côté, on ne part pas à la découverte du jour au lendemain. On a toujours eu accès aux lancements, on est toujours sur les groupes et on voit tous les messages passer. »

Nicolas Depoortere a également été interrogé sur la possibilité de lever le pied et de se préserver physiquement, alors que l’effectif bordelais est actuellement touché par plusieurs blessures.
Dans une période où les organismes sont particulièrement sollicités et où les absences s’accumulent, la tentation pourrait être de limiter les prises de risque pour éviter de rejoindre l’infirmerie.
Mais le trois-quarts centre ne partage pas cette approche. Pour lui, les joueurs doivent continuer à s’investir pleinement, sans modifier leur engagement par crainte de se blesser. Il estime par ailleurs que la profondeur de l’effectif, entre les recrues et les jeunes issus de la formation, permet au club de disposer de solutions suffisantes pour aligner une équipe compétitive chaque week-end :
« Non, franchement, on ne met pas trop le frein à main. Même s’il y a des blessures possibles, on sait que c’est un sport à risque, donc ça fait partie du métier. Au contraire, je pense que c’est en mettant le frein à main, en étant dans le doute, que le risque de blessure survient. Mais comme on se donne toujours à fond, parfois ça pète. Après, la profondeur de notre réservoir de jeunes et nos recrues font qu’on arrive à aligner une très bonne équipe tous les week-ends quand même. »