Christophe Urios : “Les échecs sont nécessaires, ils me nourrissent. Pour moi, c’est un axe de progrès”

 

Interrogé par Sud-Ouest, le manager de l’UBB, Christophe Urios, s’est confié sur la façon dont il se nourrissait des échecs : “Les échecs sont nécessaires, ils me nourrissent. Pour moi, c’est un axe de progrès. Je ne le vis pas comme quelque chose de négatif, ça fait partie de mon chemin […] Quand tu es positif et que tu gagnes les matchs en permanence, tu ne progresses pas de la même façon. Tu ne progresses que quand tu es au pied du mur. L’euphorie me fait peur. Il y a un mois, les gamins de François Trinh-Duc et de Louis Picamoles m’ont dit : ‘Christophe, même quand vous gagnez, tu ne rigoles jamais’. C’est vrai. Moi, je suis déjà passé à autre chose. Quand on est champions avec Castres en 2018, le soir même, j’étais déjà sur la saison suivante. Ce n’est pas facile pour les gens autour de moi mais je suis comme ça. Même quand j’étais joueur. Quand on est champions avec Castres en 1993, je finis la saison avec le tendon d’un doigt rompu. Avant le quart de finale, le médecin me dit qu’il faut opérer tout de suite. Je lui dis : ‘ impossible’. Je finis la saison comme ça. À la fin de la saison, on partait en tournée festive en Argentine et au Brésil. Je n’y suis pas allé, je me suis fait opérer pour ne pas rater le début de la saison suivante“.