Richard Dourthe : “Quand Bordeaux met de la vitesse dans le jeu et que l’équipe adverse n’arrive pas à contrecarrer ces rucks, c’est impossible de les arrêter”

     

    Après la large victoire de l’Union Bordeaux-Bègles face au Racing 92, les débats n’ont pas manqué sur les plateaux télévisés pour analyser une rencontre particulièrement intense et engagée. Ce choc du Top 14, marqué par une première période très fermée et un bras de fer constant dans les zones de combat, a offert un spectacle dense, avant que les Girondins ne prennent définitivement l’ascendant en seconde mi-temps. Présente sur le plateau du Canal Rugby Club, l’ancienne troisième ligne internationale Marjorie Mayans est revenue sur la dimension physique de la rencontre et sur la manière dont l’UBB a progressivement pris le dessus :

    “On a eu énormément d’intensité sur les contacts, notamment sur la première mi-temps. Ça a été vraiment rude. Les deux équipes ont livré un très beau combat. Ensuite l’Union Bordeaux-Bègles a pris le pas. On a parlé de l’apport du banc, c’est vrai que ça a fait beaucoup dans ce match. Le Racing a lâché mentalement à la fin. C’est toujours dur de rivaliser”.

    L’analyse de Marjorie Mayans a été partagée par un autre consultant bien connu des téléspectateurs, l’ancien trois-quarts centre Richard Dourthe, qui a lui aussi insisté sur l’impact déterminant du banc girondin et sur la montée en puissance du jeu de vitesse bordelais :

    “C’est le collectif, le banc qui a changé le match. Bordeaux avait mis une équipe très dense pour le début de match pour contrecarrer notamment derrière les centres très costauds du Racing, mais finalement ça a joué contre eux. Il y a Matthieu Jalibert, qui a fait beaucoup de différence, mais quand ils ont fait rentrer Nicolas Depoortere, qui amène de la vitesse et Louis Bielle-Biarrey, les Penaud, les Jalibert, se sont mis au diapason. Quand Bordeaux met de la vitesse dans le jeu et que l’équipe adverse n’arrive pas à contrecarrer ces rucks, c’est impossible de les arrêter”.