Christophe Laussucq : “Ce n’est pas juste une défense qui fait que l’on prend 60 points”

Invité de l’émission Top Rugby sur les antennes de TV7, dans la foulée de la large victoire de l’Union Bordeaux-Bègles face au Racing 92, Christophe Laussucq, entraîneur de la défense bordelaise, a pris le temps de dresser un premier bilan du comportement défensif de ses joueurs. Chiffres à l’appui, il est revenu sur la solidité affichée par son équipe dans les zones de vérité, là où se font souvent basculer les rencontres de haut niveau :
“Il y a eu 4 ou 5 entrées du Racing 92 dans nos 22 mètres et 2 essais. En général, des bonnes stats, c’est 2,5-3 points par entrée, à Clermont on a été à plus, récemment on était souvent au-dessus. Là, on est à 1,2 points par entrée, donc c’est une bonne stat de la défense”.
Plus largement, l’entraîneur est également revenu sur une idée reçue souvent associée aux lourds scores : pour lui, encaisser beaucoup de points ne signifie pas forcément que la défense seule est en cause. Il a tenu à rappeler l’importance de l’équilibre global d’une équipe et l’interdépendance de tous les secteurs de jeu :
“La défense, elle a souvent bon dos. Elle paie tout ce qui ne va pas. Si les Bayonnais ont pris 60 points, il faut aussi regarder d’autres secteurs. Ils ont par exemple été nul en touche, en difficulté dans plein de secteurs. Quand il y a 60 points, ce n’est pas juste la défense. La défense elle lâche parce qu’il y a un problème de discipline, d’intensité physique, de conquête. Tout est un peu lié. Quand on marque 60 points aussi, c’est aussi parce qu’il y a beaucoup de secteurs qui fonctionnent : souvent on a une conquête de qualité, une intensité physique supérieure à l’adversaire. On ne fait pas du football américain où on attaque ou on défend. Tout est lié. Les pauvres entraîneurs de la défense bayonnaise ou toulonnaise paient un peu les pots cassés pour tout le monde. Ce n’est pas juste une défense qui fait que l’on prend 60 points”.

