Christophe Laussucq : “Là, on avait peut-être la plus belle feuille de match depuis le début de l’année, avec un XV de départ et un banc vraiment de qualité”

Invité de l’émission Top Rugby sur les antennes de TV7, Christophe Laussucq, entraîneur de la défense de l’Union Bordeaux-Bègles, est longuement revenu sur l’impact qu’a eu, depuis le début de la saison, la succession de blessures au sein de l’effectif. Dans un championnat aussi exigeant que le Top 14, la disponibilité des cadres conditionne directement la qualité des prestations collectives. À l’heure où l’infirmerie commence enfin à se vider, le technicien girondin a souligné le confort retrouvé, aussi bien pour le staff que pour l’équipe, de pouvoir s’appuyer sur un groupe plus complet et plus homogène :
“C’est plus facile d’être un bon staff, de bons entraîneurs, quand on a nos bons joueurs sur le terrain. On a eu pas mal de problèmes d’effectifs depuis le début de l’année. On a eu beaucoup d’absences, de blessures. Il a fallu souvent composer des groupes qui n’étaient pas forcément notre équipe type, nos meilleurs joueurs. Mais c’est aussi le lot de tout le monde, il n’y a pas de saison sans hauts et bas, où on a notre effectif au complet sur toute l’année. Ça permet aussi de régénérer le groupe, de faire émerger des jeunes, de tester d’autres joueurs, d’autres combinaisons. Là, on avait peut-être la plus belle feuille de match depuis le début de l’année, avec un XV de départ et un banc vraiment de qualité. Sans faire injure aux autres, mais forcément l’Union Bordeaux-Bègles est meilleure avec ses 25 meilleurs joueurs que quand on doit puiser dans de jeunes Espoirs qui n’ont pas encore l’expérience et les qualités de nos joueurs “premium”. C’est un peu le lot de toutes les équipes, on l’a vu ce week-end quand le Stade Toulousain a fait tourner son effectif et qu’ils ont perdu à Perpignan, qui était 14e. On a vu Toulon en grande difficulté en incorporant des jeunes. Il y a un championnat de très haut niveau et on est tous logés à la même enseigne. Personne n’a 40 joueurs du même niveau, même si on cherche à avoir des groupes les plus homogènes possible. Il n’y a pas forcément quatre Matthieu Jalibert à l’UBB, quatre Maxime Lucu, dix centres du niveau de Depoortere en 12 et en 13. J’espère qu’on en a fini avec toutes ces absences, ces blessures, que l’on va enfin pouvoir avoir un effectif un peu plus au complet pour pouvoir continuer à avoir des performances de bon niveau à 23 et non pas seulement à 15”.
