Benjamin Boyet : “Très honnêtement, cela n’aurait sûrement pas été le même match en finale s’ils n’avaient pas eu ces blessures sur le trio arrière”

À l’heure où Northampton s’impose de plus en plus comme l’un des porte-étendards du renouveau du rugby anglais sur la scène européenne, le club attire les regards par la fraîcheur de son effectif et la qualité de son jeu. Entre jeunes talents issus de la formation et cadres déjà bien installés, les Saints incarnent une génération ambitieuse, capable de rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Interrogé par Actu Rugby, le consultant de BeIN Sports, Benjamin Boyet, a livré son analyse sur l’identité de jeu et la philosophie de ce Northampton nouvelle version, qu’il considère comme un modèle du rugby anglais actuel :
“C’est un peu le club représentatif du nouvel élan du rugby en Angleterre, avec l’intégration de beaucoup de jeunes grâce à la formation. On parle beaucoup d’Henry Pollock, mais il y a Tommy Freeman, Fin Smith et tous ces joueurs-là. C’est une équipe assez régulière qui produit un jeu plutôt bien léché et adapté sur la scène européenne. Elle est vraiment représentative de la nouvelle génération de joueurs anglais, qu’on retrouve d’ailleurs en équipe nationale”.
Revenant ensuite sur la finale de la Champions Cup de la saison passée, qui avait vu Northampton et l’Union Bordeaux-Bègles se disputer le titre, l’ancien demi d’ouverture a également tenu à souligner les circonstances particulières qui avaient pesé sur cette rencontre, ainsi que l’évolution du club anglais depuis cet épisode marquant :
“Très honnêtement, cela n’aurait sûrement pas été le même match en finale s’ils n’avaient pas eu ces blessures sur le trio arrière (Hendy était forfait, Ramm et Furbank étaient sortis dès la premières minutes de jeu, ndlr). Ils ont peu recruté à l’intersaison. Ils ont perdu des joueurs et en ont fait venir d’autres, mais c’était plus de la compensation que de véritables renforts. Mais le fait que joueurs qui ont la capacité d’être décisifs sur certains matchs, comme Pollock notamment, aient un an de plus aujourd’hui leur permet d’avoir mûri. Et peut-être de mieux gérer les confrontations comme celles contre l’UBB dimanche”.

