Jean-Baptiste Poux : “Nos avants ont vraiment répondu présents. Ils ont mis la marche avant et ça a aidé l’ensemble de l’équipe à gagner”

     

    Portée par une conquête solide et une domination nette dans les secteurs de combat, l’Union Bordeaux-Bègles a livré une prestation de très haut niveau face à Northampton en Champions Cup. Dans un match attendu comme un véritable choc européen, les Girondins ont su répondre présent, notamment devant, en imposant une intensité et une puissance qui ont peu à peu fait plier leurs adversaires. Invité de l’émission 100 % UBB sur les ondes de ICI Gironde, notre entraîneur de la mêlée, Jean-Baptiste Poux, est revenu sur cette victoire de prestige et sur l’engagement affiché par ses joueurs tout au long de la rencontre :

    « C’est vraiment une belle récompense que nous ont fait les joueurs. Ils se sont bien mobilisés en fin de semaine. On n’était pas sereins parce qu’on savait les Anglais revanchards, vu comment la finale s’était terminée. On s’attendait à un gros combat. On voulait les prendre physiquement sur les collisions, sur nos phases statiques. Nos avants ont vraiment répondu présents. Ils ont mis la marche avant et ça a aidé l’ensemble de l’équipe à gagner. On est vraiment content du match ».

    Au-delà du score final, une longue séquence de mêlées consécutives en première période a symbolisé la prise de pouvoir girondine, jusqu’à provoquer un carton jaune côté anglais. Jean-Baptiste Poux est également revenu en détail sur cet épisode clé, qui a marqué un tournant dans la rencontre :

    « Sur le banc, au début je n’ai pas trop compris parce que je me suis dit qu’on avait gagné une pénalité et qu’on reprenait une mêlée pour insister et que ça allait se retourner contre nous. C’est ce qui est arrivé par la suite, mais entre-temps ils avaient pris un carton jaune. Le but, c’était que sur l’épreuve de force, on puisse mettre à mal cette équipe. À force de se mettre à la faute, l’arbitre a pris ses responsabilités et a sorti le pilier gauche anglais. Ça a déclenché après nos beaux mouvements offensifs. Il fallait marquer l’adversaire et quand ce rapport de force est en notre faveur, il faut accentuer le trait et continuer dans ce combat qui peut être moins flamboyant, mais important. Ça fait partie du rugby. Quand on sait que l’on est supérieur, il faut enfoncer le clou ».