Interrogé par
Sud-Ouest,
notre manager Yannick
Bru a livré une analyse lucide et sans détour sur la
gestion de l’effectif en Top 14, et notamment sur les impasses
parfois nécessaires dans un calendrier toujours plus dense. Entre
enchaînement des compétitions, contraintes logistiques et
impératifs de récupération, il explique les raisons qui peuvent
pousser certains staffs à faire des choix forts :
“C’est souvent le match du
dimanche à 21 heures qui est une épine dans le pied, notamment les
semaines avant la Champions Cup. Tu sais déjà que statistiquement,
tu as peu de chances de l’emporter, que tu vas rentrer chez toi a
minima à 4 heures du matin alors que la récupération est
importantissime. Ça pousse parfois les managers à ne pas jouer le
jeu. C’est regrettable. Mais ce créneau est un sac de problèmes
quand on joue le samedi suivant”.

Le technicien bordelais est
également revenu sur la complexité de ces décisions,
particulièrement lorsqu’il s’agit de faire tourner l’effectif face
à l’un des cadors du championnat. Un choix toujours difficile à
assumer sportivement, mais qu’il estime nécessaire sur le moyen
terme pour préserver l’équilibre du groupe et préparer l’avenir
:
“Ça fait toujours mal au cœur de ne pas défier
un gros club du Top 14 avec toutes ses forces vives. Aucun manager
ne prépare un match pour le perdre. Mais c’est utile pour le moyen
terme, comme l’a souligné Pierre Mignoni ce
week-end. Il a donné du temps de jeu à ses jeunes, comme nous avec
Joseph Laharrague, Xan Mousques
ou Jon Echegaray à Toulouse. C’est loin d’être
inutile. Mais si on ne veut pas ça, faisons comme le foot : un
championnat sans phase finale. Et tout le monde ira batailler
partout. Mais ça irait à l’encontre de la tradition. La formule
actuelle du championnat permet certaines impasses et les
doublons”.
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