Louis Bielle-Biarrey : “Dans mon idée, le coq se frotte à la rose et ça pique. Ce n’est pas agréable”

     

    Interrogé dans les colonnes de L’Équipe Magazine, notre ailier international de l’Union Bordeaux Bègles Louis Bielle-Biarrey est revenu sur le sentiment particulier qui anime les joueurs du XV de France lorsqu’il s’agit d’affronter le XV de la Rose lors d’un Crunch. L’ailier bordelais a notamment évoqué la dimension symbolique de cette rivalité, qui ravive chez lui un certain patriotisme au moment d’entrer sur le terrain avec le coq français sur la poitrine :

    « Personnellement, quand je joue contre les Anglais, je pense toujours à ce coq que j’arbore sur la poitrine. Eux, ils ont une rose. Dans mon idée, le coq se frotte à la rose et ça pique. Ce n’est pas agréable. La seule solution c’est de l’arracher. Ça paraît un peu bête énoncé comme ça mais c’est vraiment une vision qui m’habite ».

    Dans la suite de cet entretien, Louis Bielle-Biarrey s’est également remémoré certains essais marquants inscrits lors de confrontations entre les Bleus et le XV de la Rose. Des actions spectaculaires qui ont marqué sa mémoire de supporter puis de joueur, notamment celles de deux centres emblématiques du rugby français, Gaël Fickou et Wesley Fofana :

    « Mes plus beaux souvenirs d’essais dans des Crunches sont ceux de Gaël Fickou en 2014 et de Wesley Fofana l’année d’avant (23 février 2013, victoire de l’Angleterre 23-13). Gaël parce que c’était un jeune qui sauvait l’équipe. Parce que c’était l’essai de la victoire. Parce que la sélection française était moins en forme à l’époque qu’aujourd’hui. L’année d’avant à Twickenham, Wesley Fofana traverse tout le terrain et dépose six défenseurs pour marquer après 70 mètres de course solitaire. Un exploit personnel insensé ».