Yannick Bru : “Le destin nous présente un peu l’addition”

     

    Invité sur le plateau de l’émission Top Rugby, diffusée sur TV7, le manager de l’Union Bordeaux Bègles, Yannick Bru, s’est exprimé avec gravité sur la blessure de son trois-quarts centre, Nicolas Depoortere, survenue lors du Tournoi des Six Nations, laissant planer de fortes incertitudes quant à un éventuel retour avant la fin de saison :

    “Je pense que c’est une fin de saison. Il faudrait qu’il récupère vite et que nous allions très loin pour espérer récupérer Nicolas. Aujourd’hui, la raison nous pousse à dire que c’est une fin de saison pour lui. C’est une très grosse perte pour nous. Il était en pleine forme cette année, il avait une forme de domination physique et en terme de leadership sur le milieu du terrain. Il va beaucoup nous manquer, mais c’est comme ça. C’est une année qui nous challenge depuis le premier jour. Ça continue, il faudra que l’on redouble d’efforts pour boucler cette saison avec succès”.

    Dans la continuité de son intervention, le technicien girondin a également pris du recul pour analyser plus globalement la série de blessures qui touche l’effectif de l’Union Bordeaux Bègles cette saison, en tentant d’en identifier les causes entre malchance, accumulation de fatigue et exigence du très haut niveau :

    “Si on analyse objectivement nos blessures, ce ne sont que des fractures, des luxations, ou des entorses du genou. Ce sont beaucoup de blessures articulaires. Si vous regardez Nicolas, Yoram, Maxime Lamothe, Gaëtan Barlot, Jean-Luc Du Preez, il n’y a rien sur le plan musculaire. L’Union Bordeaux-Bègles a disputé trois finales sur les deux saisons passées. On a joué l’essentiel des matchs, 37 rencontres la saison passée. Je pense que cette charge psychologique, rajoutée à cette charge physique, fait que cette année, le destin nous présente un peu l’addition et on blesse des joueurs, alors qu’on s’attache à être très précis et méticuleux dans la charge physique qu’on leur impose. Il y a une part de malchance incontestablement et probablement une part de relâchement de l’ensemble de tout le club et tout le management, que je représente, qui explique qu’on a des petits moins qui se sont accumulés cette année”.