Maxime Lucu : “J’ai rongé mon frein, mais je ne cache pas qu’il me tardait que ces rendez-vous arrivent”

Interrogé par Rugbyrama, notre demi de mêlée Maxime Lucu a livré une analyse détaillée de l’équipe de Leicester, que l’Union Bordeaux-Bègles s’apprête à affronter ce dimanche. Entre densité physique, organisation défensive et maîtrise du jeu au pied, il a mis en lumière les principales forces du club anglais, tout en insistant sur les secteurs clés où le match pourrait se jouer :
“Leicester est une équipe très physique, on l’a eue l’année dernière en phase de poules, ça n’a pas forcément beaucoup changé. Elle met beaucoup de pression en défense, elle monte très fort et ferme pas mal les extérieurs. C’est une équipe anglo-saxonne qui utilise pas mal le jeu au pied, elle essaye aussi un petit peu d’endormir l’adversaire et de trouver des failles, notamment sur les réceptions de ballons et on sait que c’est, au niveau international maintenant et européen, une phase de jeu qui est hyperimportante. On l’a vu notamment sur le France-Angleterre à la fin du Tournoi. On va être amenés à recevoir énormément de ballons, il va falloir travailler ce domaine, savoir comment sortir de ces situations et comment renverser la pression. En tout cas, on sait que Leicester est très fort là-dessus et quand ces Anglais ont le ballon, ils mettent énormément de vitesse avec des systèmes de jeu très huilés”.
Dans un second temps, il s’est également exprimé sur son état de forme à l’approche de cette rencontre décisive. Après une période marquée par une blessure, il a évoqué avec franchise ses sensations physiques et son impatience de retrouver les grands rendez-vous du printemps, tout en soulignant la fraîcheur dont il peut désormais bénéficier :
“En principe, les matchs de phase finale de Coupe d’Europe arrivent après les Six Nations et si l’on compte les premiers matchs de Coupe d’Europe, on a une vingtaine de matchs dans les jambes et donc un peu de fatigue. Là, j’ai rongé mon frein, mais je ne cache pas qu’il me tardait que ces rendez-vous arrivent. Il me tardait de vivre le printemps et des phases finales avec sept ou huit matchs en moins dans les jambes. On voit la différence, ça c’est certain, même si, à choisir, j’aurais préféré ne pas être blessé”.
