Geoff Parling : “J’ai discuté avec l’un de leurs entraîneurs, qui m’a confié qu’ils auraient pu disputer leurs matchs à élimination directe dans un stade plus grand, mais qu’ils avaient choisi de rester ici en raison de l’ambiance”

Interrogé par Planet Rugby, le manager de Leicester Geoff Parling s’est exprimé avec franchise et lucidité après la défaite de son équipe face à l’Union Bordeaux-Bègles. Visiblement marqué par le scénario de la rencontre, il a analysé les moments clés du match, en pointant notamment une période charnière durant laquelle son équipe a perdu le fil, incapable de revenir à ses fondamentaux :
« Nous sommes extrêmement frustrés. Nous savions depuis le début que ce serait un match extrêmement difficile. Ce sont les Champions, ils sont tête de série n° 1, mais je pense qu’entre la 20e et la 40e minute, nous avons laissé le match nous échapper. Nous sommes entrés dans une spirale et avons eu du mal à nous en sortir, ce qui est extrêmement frustrant. Si je divise le match en quarts-temps, le premier quart-temps s’est soldé par un score de 3-0 en leur faveur, et nous avons remporté le troisième quart-temps 14-10. Au cours de ce deuxième quart-temps, on aurait presque dit que nous attendions des réponses au lieu de revenir à nos fondamentaux et de les exécuter parfaitement ».

Dans la continuité, le technicien anglais est également revenu sur l’atmosphère particulière du Stade Chaban-Delmas, soulignant l’impact du public bordelais et le choix assumé du club de conserver ce cadre pour ses matchs à élimination directe. Il a toutefois tenu à préciser que cet environnement, aussi impressionnant soit-il, ne devait en aucun cas servir d’excuse à la performance de son équipe :
« L’ambiance au stade de Bordeaux est incroyable. J’ai discuté avec l’un de leurs entraîneurs, qui m’a confié qu’ils auraient pu disputer leurs matchs à élimination directe dans un stade plus grand, mais qu’ils avaient choisi de rester ici en raison de l’ambiance. Mais cela ne doit certainement pas servir d’excuse pour nous. Quelle que soit l’équipe que nous affrontons, nous devons nous présenter sur le terrain et faire mieux qu’aujourd’hui. Bien sûr, leurs ressources, leur public et leur soutien sont exceptionnels. C’est différent ».
