Ugo Mola : “Préparer un match contre Bordeaux, ça n’est jamais simple. C’est un challenge permanent, tant ils sont brillants”

     

    Interrogé par L’Équipe, le manager du Stade Toulousain Ugo Mola s’est exprimé sur la préparation du choc face à l’Union Bordeaux-Bègles, dans un calendrier particulièrement resserré après le Tournoi des Six Nations. Il a évoqué les contraintes liées à cette période, tout en soulignant la montée en puissance progressive de son groupe, malgré certaines absences encore présentes :

    “La période n’est jamais assez longue pour se réunir et entamer les matches de phase finale. Mais c’est le lot du calendrier, on se prépare en conséquence. On a quand même rentré des joueurs majeurs sur cette période-là (Julien Marchand, Alexandre Roumat), même s’il nous en manque toujours. Aujourd’hui, on a un groupe qui monte en puissance. Évidemment que j’aurais aimé avoir plus de temps, mais on va s’adapter”.

    Dans un second temps, il est revenu avec recul sur la demi-finale de la saison passée entre les deux équipes, en évoquant les circonstances particulières qui avaient entouré cette rencontre. Il a reconnu l’impact des nombreuses absences côté toulousain, tout en saluant la qualité et le mérite de l’Union Bordeaux-Bègles, sacrée par la suite :

    “C’est vrai que l’an dernier, on avait un peu cumulé. C’est peut-être ce qui nous avait servi d’excuse, d’ailleurs. Mais ce n’était pas neutre. Quand tu perds le talonneur de l’équipe de France (Peato Mauvaka), le buteur qu’est Thomas Ramos, en plus des absences d’Antoine (Dupont) et d’autres, t’y laisses forcément des plumes. Après, préparer un match contre Bordeaux, ça n’est jamais simple. C’est un challenge permanent, tant ils sont brillants. La saison passée, nous étions ravis qu’ils deviennent champions d’Europe après nous avoir battus, parce que c’est toujours mieux de perdre contre le champion, même si c’est peut-être de l’ego mal placé. C’est toujours mieux de perdre contre des garçons qu’on apprécie en face, des garçons qui méritaient d’être champions”.